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Les cyberattaques n'épargnent pas les entreprises suisses, selon une étude

Cybercriminalité. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Les entreprises suisses présentent des lacunes en matière de cybersécurité / Le 12h30 / 1 min. / le 30 mai 2017
Les entreprises suisses sont elles aussi de potentielles cibles de cybercriminalité. Selon une enquête du KPMG publiée mardi, 88% d'entre elles en ont été victimes au cours des douze derniers mois, contre 54% l'année précédente.

Chez 56% des quelque 60 entreprises interrogées par le cabinet d'audit et de conseil, l'assaut cybercriminel a provoqué une interruption de l'activité commerciale. Plus d'un tiers (36%) d'entre elles ont essuyé en conséquence des pertes financières, révèle le sondage présenté à Zurich et réalisé pour la troisième fois.

Face à la recrudescence des attaques virtuelles, la prise de conscience des risques a également augmenté. Les dommages sur la réputation concernent désormais plus d'un sondé sur trois (37%). Elles sont 27% (contre 16% un an auparavant) à s'être fait dérober des données confidentielles de clients ou de partenaires.

Agir en conséquence

A l'ère d'attaques massives comme celle du virus WannaCry survenue courant mai dans 150 pays, les entreprises helvétiques ont aussi appris à se protéger davantage. Plus de la moitié des répondants disent mieux comprendre "la motivation, la stratégie et le mode de procédure des délinquants".

>> Lire aussi: "Quand il y aura un Hiroshima 'cyber', il y aura une prise de conscience"

ats/duva

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Retard helvétique

Malgré le fait que 44% des entreprises étaient en mesure de mieux prévoir les attaques, la Suisse a encore un important retard à combler.

D'après l'enquête du cabinet d'audit et de conseil KPMG, plus de la moitié des répondants déclarent manquer d'une vue d'ensemble des éléments utilisés dans leur firme et interconnectés au sein de l'Internet des objets.