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Le président du PDC ne voit plus d'union possible avec le PBD

Le président du PDC Gerhard Pfister photographié le 6 janvier 2017. [Peter Klaunzer - Keystone]
Le président du PDC Gerhard Pfister photographié le 6 janvier 2017. [Peter Klaunzer - Keystone]
L'idée d'une alliance centriste n'est plus. Le président du PDC Gerhard Pfister a douché toute velléité d'une union de son parti avec le PBD, ou même avec les Vert'libéraux.

"Le regroupement fait peser le risque que l'électeur ne sache plus pour quoi nous nous battons", a expliqué le Zougois dans un entretien publié samedi dans la NZZ. Le PDC doit au contraire renforcer son profil politique, insiste-t-il.

Le profilage du PDC est sur le bon chemin, assure-t-il. Auparavant nous évitions les controverses, souligne-t-il, mais il estime qu'il est important de se positionner rapidement sur les dossiers potentiellement difficiles pour le parti.

Anciennes discussions

En juin dernier, le chef du PDC s'était déjà distancé du PBD et des Vert'libéraux (PVL). "Les deux partis ne jouent plus un rôle essentiel pour la formation de majorités bourgeoises", écrivait-il dans Schweizer Monat.

En octobre 2014, la base du PBD s'était opposée à une union de son parti avec le PDC. L'idée avait germé au sein d'un groupe de travail composé de membres des deux formations après avoir été longtemps sur la table. Les partis discutaient déjà d'une telle option en 2011, que Gerhard Pfister appuyait à l'époque.

ats/mre

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L'exemple du PLR et du Parti populaire autrichien.

Selon Gerhard Pfister, le succès actuel des libéraux-radicaux est aussi dû au travail de profilage politique mené par le PLR.

Outre le PLR, le démocrate-chrétien suit avec "beaucoup d'intérêt" l'expérience du ministre autrichien des affaires étrangères Sebastian Kurz, fraîchement élu à la tête du Parti populaire autrichien (ÖVP) qu'il souhaite radicalement réformer.

De celui-ci, le PDC pourrait apprendre à "davantage diriger et s'organiser depuis Berne. J'essaie de le faire, dans la mesure où j'accompagne plus étroitement les campagnes électorales dans les cantons", explique Gerhard Pfister.