Modifié le 21 mai 2017 à 16:55

La concentration en CO2 dans les classes nuit au bon travail des élèves

Des élèves d'une école primaire genevoise lors de la rentrée d'août 2016 (Image d'illustration).
Des élèves d'une école primaire genevoise lors de la rentrée d'août 2016 (Image d'illustration). [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
La quantité de CO2 dans les classes d'écoles est régulièrement trop importante, selon une étude de l'Institut de médecine du travail citée par Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung.

Si les élèves somnolent en classe, la mauvaise qualité de l'air peut être en cause, affirme l'étude de l'Institut de médecine du travail pour des associations d'enseignants alémaniques.

Durant presque toute la durée des heures de cours dans les 3 classes enfantine, primaire et secondaire étudiées, les valeurs de CO2 dépassent la limite supérieure de 1000 ppm (partie par million) recommandée par la loi sur le travail. Dans certaines classes, la situation était critique après deux heures, avec 4148 ppm.

Aération insuffisante

L'aération pendant la récréation fait baisser le taux, mais il remonte en quelques minutes dès que les fenêtres sont fermées.

"Nous estimons que dans 70 à 80% des classes de Suisse l'air est malsain", déclare le médecin du travail Claude Sidler, co-auteur de l’étude, dans la SonntagsZeitung. "Cela devient préoccupant à partir de 1500 ppm, il est alors difficile de travailler de manière concentrée."

Les raisons invoquées sont le trop grand nombre d'élèves par classe et le manque d'aération.

ats/cab

Publié le 21 mai 2017 à 16:49 - Modifié le 21 mai 2017 à 16:55

Recommandations en vue

Un groupe d’experts a été mis sur pied par l’Office fédéral de la santé publique pour éviter les trop hautes concentrations de CO2.

Une liste de recommandations sera fournie cet automne à la Conférence suisse des directeurs de l’Instruction publique et sera transmis aux communes et aux responsables d’établissements scolaires.