Modifié le 08 mai 2017 à 17:37

Le fédéralisme serait une notion vague pour un tiers des Suisses

Le Palais fédéral, à Berne.
Le Palais fédéral, à Berne. [Peter Klaunzer - Keystone]
Pour 35% de la population, le fédéralisme est une notion assez vague, et moins de la moitié des personnes interrogées se disent attachées à ce système, selon un sondage publié lundi.

L'importance du fédéralisme suisse est très relative, selon ce sondage réalisé par MIS Trend auprès de 500 "leaders d'opinion" et 1200 personnes au début 2017 et en partie dévoilé lundi à Berne.

Dans le grand public, seuls 45% se disent très attachés ou attachés au système, contre 81% des décideurs. Les Tessinois sont les plus fervents fédéralistes (38%), suivis des Romands (31%) et des Alémaniques (21%). Les jeunes (37%) y sont moins attachés que les seniors de plus de 60 ans (57%). Plus les sondés sont formés, plus ils y tiennent.

Pas d'envie de changement

Interrogés sur le fédéralisme et à ses institutions, les sondés montrent des connaissances variables. Pour 7% du grand public, le fédéralisme est une notion "très vague" tandis que 28% se contentent d'un "assez vague". Chez les leaders, seuls 4% au total ont une notion floue du système.

Malgré leurs connaissances parfois lacunaires, les Suisses s'accommodent de la situation actuelle. Ils sont 72% à estimer que le système ne doit pas changer.

ats/jgal

Publié le 08 mai 2017 à 12:10 - Modifié le 08 mai 2017 à 17:37

Une conférence nationale sur le fédéralisme

Ce sondage dont l'intégralité des résultats seront dévoilés en octobre a été commandé en vue de la conférence nationale sur le fédéralisme les 26 et 27 octobre à Montreux. Intitulée "La Suisse sera-t-elle encore fédéraliste dans 50 ans?", la 5e conférence sur le fédéralisme entend faire le point sur la question.

Plus de 300 personnes sont attendues, parmi lesquelles la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet ou le syndic de Lausanne Grégoire Junod.

La conférence nationale sur le fédéralisme a été introduite il y a près de quinze ans par les cantons, le Conseil fédéral et le Conseil des Etats. Elle a lieu tous les trois ans.