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Ueli Maurer veut engager des agents de sécurité privés à la frontière sud

Le conseiller fédéral Ueli Maurer. [epa/keystone]
Ueli Maurer envisage d'engager des agents de sécurité privés pour surveiller les frontières / Le 12h30 / 1 min. / le 10 avril 2017
Après le refus en décembre de sa proposition de renforcer les gardes-frontière avec 50 policiers militaires, le conseiller fédéral Ueli Maurer envisage d'autres mesures, dont l'engagement de services de sécurité privés.

"Nous sommes en train d'examiner la possibilité" d'utiliser des gardes de sécurité privé, a dit samedi le conseiller fédéral sur les ondes de la radio alémanique SRF. La Confédération doit agir rapidement afin de soulager le corps des gardes-frontière, a-t-il affirmé.

Ueli Maurer voulait consolider le corps des gardes-frontière avec 50 militaires professionnels. Mais le conseiller fédéral a confirmé que la proposition a été écartée.

Moins bien formés et plus coûteux

A la place de policiers militaires, du personnel de sécurité privé pourrait venir en aide au corps des gardes-frontière, a-t-il indiqué. Mais ces agents sont moins bien formés et coûtent plus cher. Ils pourraient toutefois s'occuper de tâches liées au transport, à la protection civile ou à la restauration.

Il s'attend à ce qu'encore plus de personnes viennent en Europe par la Méditerranée cet été. Pour l'instant, tout indique que la frontière sud de la Suisse sera à nouveau sous pression durant la belle saison.

ats/hend

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Tensions Suisse-Italie

Le conseiller fédéral s'est exprimé pour la première fois sur les tensions entre la Suisse et l'Italie suite à la fermeture nocturne de trois postes-frontière au Tessin. La réaction de l'Italie ne doit pas être surestimée, a estimé Ueli Maurer. Celui-ci défend la démarche de la Suisse: "Nous avons un mandat du Parlement et nous l'appliquons".

Depuis le 1er avril, trois petits postes-frontières tessinois sont fermés la nuit de 23h00 à 05h00. Il s'agit d'une phase de test de six mois, découlant d'une motion de la conseillère nationale de la Lega Roberta Pantani. Le but est de récolter des informations sur les effets de la fermeture à plus long terme, notamment le franchissement de la frontière durant la nuit.

En raison de protestation du côté italien, l'ambassadeur de Suisse à Rome, Giancarlo Kessler, a été convoqué mardi dernier par le ministère italien des Affaires étrangères.