Modifié le 21 mars 2017 à 13:55

Les montagnes suisses ont été moins meurtrières l'an dernier

Un exercice de sauvetage de la Rega (image d'illustration).
Un exercice de sauvetage de la Rega (image d'illustration). [Dominic Steinmann - keystone]
Il y a eu moins de morts en montagne l'an dernier en Suisse par rapport à 2015. Au total, 178 sont décédées en 2016 contre 213 un an plus tôt, a indiqué mardi le Club alpin suisse.

En ce qui concerne les sports de montagne au sens strict (sans les accidents de parapente, de base-jumping ou de VTT), 113 personnes ont perdu la vie len 2016, soit 20% de moins que l'année précédente, a précisé le Club alpin suisse (CAS).

Les chutes ou dévissages restent la cause la plus fréquente des accidents mortels, avec 77 victimes. En terme d'activités les plus meurtrières, les randonnées alpines arrivent en tête avec 43 décès, devant la pratique de la haute montagne (31) et le ski de randonnée (18).

Avalanches et météo

Les avalanches ont elles moins tué l'an dernier: 21 victimes, contre 33 en 2015. Cela explique en partie le fait que le total de victimes est en baisse, malgré un nombre quasiment constant de cas de détresse, écrit le CAS, soit 2828 personnes secourues, contre 2750 l'année précédente.

Autre raison avancée par le Club alpin, la météo: les conditions en montagne en 2016 étaient globalement moins favorables, limitant ainsi les activités d'excursion, surtout au printemps et au début de l'été.

ats/hend

Publié le 21 mars 2017 à 13:52 - Modifié le 21 mars 2017 à 13:55

Le Valais en tête des accidents mortels

Août a été le mois le plus meurtrier, avec 29 victimes. Les Alpes valaisannes arrivent en tête en ce qui concerne les lieux des décès, avec 35% des accidents mortels, suivies par les Alpes bernoises (20%) et les Grisons (13%). Cette répartition est peu ou prou la même pour les origines cantonales des victimes.

Au total, 68 Suisses sont décédés dans les montagnes l'an dernier, contre 45 étrangers; 96 étaient des hommes et 17 des femmes. Les catégories d'âge les plus touchées sont les 20-30 ans (28) et les 50-60 ans (26).

Le CAS a également détaillé la statistique des victimes étrangères: douze venaient d'Allemagne, huit de France et huit d'Italie, entre autres.