Modifié le 26 février 2017

En Suisse, les femmes sont plus nombreuses dans les cantons urbains

Les femmes travaillent davantage dans les services, comme la santé, l'enseignement, l'administration ou le commerce, autant de domaines plus concentrés dans les villes.
Les femmes travaillent davantage dans les services, comme la santé, l'enseignement, l'administration ou le commerce, autant de domaines plus concentrés dans les villes. [Martial Trezzini - Keystone]
Les hommes sont plus nombreux que les femmes en Suisse centrale, alors que ces dernières dominent dans les cantons urbains comme Genève ou Bâle-Ville, selon des chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Les femmes ont notamment fui le monde rural et industriel, attirées par des métiers de services concentrés dans les régions urbaines.

Genève recense près de 16'000 femmes de plus que d'hommes en 2015, alors que le ratio est inversé dans le canton de Schwyz qui recense 3557 hommes de plus que de femmes, selon les chiffres de l'OFS sur la population résidante permanente.

Moins de femmes en Suisse centrale

Un constat toutefois à prendre avec des pincettes: la taille de la population est très différente, prévient Stéphane Cotter, chef de la section Démographie et migration à l'OFS. Le chiffre pour Genève peut paraître important, mais proportionnellement à la population, il l'est moins.

Reste que Genève compte 51,6% de femmes et Schwyz 48,8%. Globalement, les cantons de Suisse centrale sont ceux qui en comptent le moins.

ats/kkub

Publié le 26 février 2017 - Modifié le 26 février 2017

La "géographie des professions"

"Il y a davantage d'emplois pour les hommes dans l'agriculture et dans la plupart des branches industrielles et plus d'emplois occupées par les femmes dans les services", comme la santé, le commerce, l'enseignement, le tourisme ou encore l'administration, observe Martin Schuler, professeur honoraire de l'EPFL.

Et les emplois dans ce secteur sont davantage concentrés dans les villes, alors que ceux dans l'industrie et l'agriculture le sont dans les petites villes ou dans les régions rurales. C'est le principe des vases communicants, résume Jacques Lévy, professeur de géographie et d'urbanisme à l'EPFL.

Dans les régions urbaines, comme Vaud et Genève, c'est le secteur tertiaire qui a attiré les femmes ou les branches industrielles "féminines", comme l'horlogerie. Cette observation peut être généralisée à quasiment toute la Suisse romande.