Modifié le 26 janvier 2017 à 12:22

La Poste prévoit des tarifs en hausse et une diminution du nombre d'offices

Un guichet de La Poste à Morges.
Un guichet de La Poste détient à Morges. [Dominic Favre - Keystone]
L'envoi de lettres devrait devenir plus cher dès 2019, a indiqué jeudi le président du conseil d'administration de La Poste Urs Schwaller. Le Fribourgeois estime en outre inévitable la reconversion des offices en agences postales.

L'affranchissement des lettres va augmenter ces prochaines années, a indiqué Urs Schwaller à plusieurs journaux romands, dont La Liberté, et au Tages-Anzeiger/Bund. L'accord entre La Poste et le surveillant des prix arrive à échéance et la question doit être rediscutée.

Toujours moins d'offices

L'ancien conseiller aux Etats PDC a aussi défendu la stratégie de remplacer les offices par des agences. La politique doit veiller à ce qu'il n'y ait pas de restrictions supplémentaires qui limitent trop les possibilités de développement, ajoute-t-il. Il faisait allusion à un rapport politique qui critiquait les agences, les jugeant comme des succédanés insatisfaisants.

Jusqu'en 2020, La Poste envisage de réduire les offices traditionnels de 1400 à 800 ou 900. Au-delà, la situation sera à nouveau réexaminée.

Pour Urs Schwaller, la solution des agences est adaptée, avec toutes les opérations standard, sauf le paiement en liquide.

>> Lire aussi: Plus de 900 offices postaux ont disparu en dix ans en Suisse

ats/cab

Publié le 26 janvier 2017 à 11:54 - Modifié le 26 janvier 2017 à 12:22

Nouvelles économies en vue

Alors que le déficit de La Poste est plus proche de 200 millions que de 100, des économies supplémentaires devraient encore être annoncées, indique aussi le président du conseil d'administration.

Outre des fermetures de bureaux, un programme d'économie est actuellement en discussion et concerne les divisions Finances, Personnel et Communication où travaillent 1500 collaborateurs.

La Poste prévoit de faire 30% d'économie dans ce secteur d'ici 2020. Les mesures concrètes ne sont pas encore définies, mais elles ne conduiront certainement pas à la suppression de 30% du personnel, selon Urs Schwaller.