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La violence chez les jeunes en Suisse a encore reculé en 2015

La baisse de la violence juvénile concerne aussi bien les Suisses que les étrangers. [Martin Rütschi - Keystone]
La baisse de la violence juvénile concerne aussi bien les Suisses que les étrangers. [Martin Rütschi - Keystone]
Les jeunes sont de moins en moins enclins à la violence. Pour la sixième année consécutive, les mineurs ont eu moins affaire à la police pour de tels délits, indiquent les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Alors que 4400 jeunes âgés entre 10 et 17 ans ont été accusés d'une infraction de violence en 2009, ils étaient l'an dernier à peine la moitié. La criminalité juvénile en général a reculé presque dans les mêmes proportions, montre jeudi une publication de l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Ce développement ne s'explique pas par le nombre de jeunes en baisse au sein de la population. Il concerne aussi bien les jeunes Suisses que les étrangers, note l'OFS.

Suisses et étrangers se valent

Si les jeunes étrangers commettent plus de délits que les jeunes Suisses en proportion de leur population, leurs comportements se valent. En 2015, la statistique policière de la criminalité faisait état de cinq accusés sur 1000 jeunes étrangers, contre trois sur 1000 pour les Suisses.

Chez les jeunes étrangers, le taux de personnes accusées d'une infraction de violence lors des six dernières années a diminué de plus de moitié.

ats/olhor

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Près d'un quart de voies de fait

Quelque 3300 délits de violence ont été commis par des hommes (85%). Près d'un quart concernaient des voies de fait. Des violences graves (homicide, blessures graves, viol) ne représentent que 3% de toutes les infractions commises.