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Premières passes d'armes au Conseil des Etats sur l'immigration de masse

Le Conseil des Etats se prononce sur l'application du 9 février.  [Peter Klaunzer - Keystone]
Le Conseil des Etats se prononce sur l'application du 9 février. [Peter Klaunzer - Keystone]
Le Conseil des Etats a entamé mercredi matin la première partie du débat sur la mise en oeuvre de l'article constitutionnel sur l'immigration de masse. La discussion se poursuivra jeudi.

Au terme d'un premier débat de trois heures, les sénateurs ne sont pas parvenus à voter sur l'entrée en matière, la suite de la journée étant consacrée à l'accueil dans leur canton des nouveaux présidents des deux Chambres, élus lundi.

Il n'empêche. Le Parlement est sous pression pour trouver une solution lors de cette session encore et ainsi respecter l'échéance du 9 février 2017 fixée par l'initiative "Contre l'immigration de masse", acceptée par le peuple il y a presque trois ans.

Le sénateur Peter Föhn (UDC/SZ) a martelé mercredi qu'il fallait s'en tenir stricto sensu au texte approuvé en votation le 9 février 2014. Un avis - dit de "minorité II" - partagé par l'indépendant Thomas Minder (SH).

La "proposition Müller"

La proposition du PLR Philipp Müller, qui veut mettre la pression sur les entreprises pour qu'elles engagent en priorité des travailleurs indigènes, est sur la table des sénateurs. L'Argovien a ouvert les feux en défendant son modèle, qui a convaincu une majorité de la commission.

Face aux critiques des milieux économiques et avant même l'ouverture du débat, certains élus PLR avaient dit vouloir corriger ce modèle proposé par leur ancien président. Ils souhaitent l'amputer de l'un de ses leviers, à savoir l'obligation de motiver le non engagement d'un candidat. Telle est la position défendue mercredi par la "minorité I" de la commission et son rapporteur Pirmin Bischof (PDC/SO).

Pour le Biennois Hans Stöckli (PS/BE), il faut coûte que coûte trouver une solution au cours de cette session d'hiver. Ce qui signifie aboutir à un compromis entre les options proposées. Le défi est de taille, car mélanger l'eau et le feu... fait de la fumée, a-t-il résumé.

Une solution plus "light" au National

En septembre, le Conseil national avait validé une solution dite "light", qui visait à limiter l'immigration en privilégiant la main d'oeuvre résidente, sans recourir pour les Européens à des plafonds ni à des contingents.

Le Conseil fédéral pourrait prendre des mesures plus musclées, mais pas sans l'accord de Bruxelles si elles enfreignent l'accord sur la libre circulation des personnes.

>> Le suivi de la session d'hiver par RTSinfo: Le National impose des économies à l'administration fédérale pour 2017

jvia/gax avec ats

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