Modifié le 26 octobre 2016 à 19:58

Une femme sur sept cesse de travailler après son premier bébé

Certains employeurs discriminent les femmes enceintes ou devenues mères.
La naissance d'un premier enfant s'accompagne souvent d'une réduction du temps de travail chez les femmes. [Gaetan Bally - Keystone]
La naissance d'un premier enfant s'accompagne d'une réduction du temps de travail chez les femmes, voire d'une sortie complète du marché professionnel dans un cas sur sept. Beaucoup seraient prêtes à travailler plus.

Le taux d'activité des mères a progressé de 20 points de pourcentage depuis 1991, pour atteindre 78,8% l'an dernier, indique mercredi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans son analyse "Les mères sur le marché du travail", qui se base sur l'enquête suisse de la population active (ESPA).

Trois femmes sur quatre (75,7%) qui ont donné naissance à leur premier enfant sont actives une fois le congé maternité échu, alors que 88,6% travaillaient avant leur congé. Avec l'arrivée d'un second enfant, la proportion de femmes actives passe de 72,4% à 61,4%.

Hommes peu touchés

Les mères aménagent souvent leur temps de travail suite à la naissance de leur premier enfant, restant en moyenne un jour de plus par semaine à la maison.

Quatre femmes sur cinq avec au moins un enfant de moins de 15 ans exercent leur activité professionnelle à temps partiel. Le taux d'occupation moyen chez les hommes ne recule que très légèrement avec l'arrivée d'un enfant, passant de 98,4% à 97,3%.

ats/fme

Publié le 26 octobre 2016 à 19:23 - Modifié le 26 octobre 2016 à 19:58

Mères suisses au sommet

En comparaison européenne, la part de femmes de 25 à 54 ans exerçant une activité professionnelle est l'une des plus élevées avec 82,2%. Seule la Suède affiche un niveau légèrement supérieur.

La Suisse est aussi le pays d'Europe où le temps partiel est le plus répandu chez les femmes - avec ou sans enfants -, après les Pays-Bas.