Modifié le 11 octobre 2016

Les trois variantes du Conseil fédéral pour l'enseignement des langues

La Confédération veut préciser dans la loi que l'enseignement du français commence au degré primaire.
La Confédération veut préciser dans la loi que l'enseignement du français commence au degré primaire. [Céline Fontannaz - Keystone]
Au vu du blocage sur l'enseignement des langues à l'école, la Confédération a soumis aux milieux intéressés trois variantes pour que le français et l'allemand soient enseignés comme langue étrangère dès le primaire.

Pour clairement ancrer dans la loi fédérale l'enseignement de la deuxième langue nationale dès le primaire, la Confédération propose trois variantes. La première prévoit que l'enseignement de la deuxième langue nationale débute au plus tard en 7e primaire, dès 10 ans.

Elle ne dit rien de la situation particulière des Grisons et du Tessin, ni du sort réservé à l'anglais.

Deux alternatives

La deuxième variante reprend le système accepté en 2004 par les cantons: la première langue étrangère devrait commencer au plus tard en 5e et la deuxième au plus tard en 7e. L'une des deux langues devrait être une deuxième langue nationale. Les cantons des Grisons et du Tessin bénéficient d'un régime particulier.

La variante 3, privilégiée par le Conseil fédéral, vise à garantir la place de la deuxième langue nationale. Celle-ci doit débuter au primaire et durer jusqu'à la fin de l'école obligatoire.

ats/hend

Publié le 11 octobre 2016 - Modifié le 11 octobre 2016

Forts désaccords entre partis

Les partis divergent sur les trois propositions. L'UDC ne veut rien entendre d'une intervention de la Confédération et rejette les trois options.

Le PDC, PBD et PVL soutiennent la variante 3, tandis que le PS et les Verts favorisent la 2, tout en pouvant s'accommoder de la 3. Le PLR n'avait pas encore rendu sa réponse. Mais tous plaident pour que les cantons trouvent eux-mêmes la solution à leur dysharmonie.