Modifié

La Suisse s'apprête à accueillir les 30 premiers requérants venant de Grèce

Les migrants arrivés en Grèce attendent d'être envoyés en Suisse (photo d'illustration). [Thanassis Stavrakis - AP/Keystone]
Les migrants arrivés en Grèce attendent d'être envoyés en Suisse (photo d'illustration). [Thanassis Stavrakis - AP/Keystone]
Les 30 premiers requérants d'asile venant de Grèce vont arriver en Suisse, dans le cadre du programme de répartition de l'Union européenne. Ces transferts se font au compte-gouttes, l'UE refusant de payer les voyages.

Parmi les 30 personnes venant de Grèce, la majorité d'entre elles sont touchées par le conflit en Syrie, précise Gieri Cavelty, chef de la communication auprès du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), revenant sur une information de la NZZ am Sonntag.

Participant volontairement au programme de l'UE, qui prévoit de répartir 160'000 migrants au total, la Suisse s'est engagée à en accueillir 900 en provenance d'Italie et 600 de Grèce. Jusqu'à présent, moins d'un dixième du quota est arrivé en Suisse.

Frais de voyage

L'UE paie les transferts vers d'autres pays, mais ne souhaite pas faire de même lorsqu'il s'agit de la Suisse. Concernant les 30 personnes venant de Grèce, la Confédération assume les frais de voyage, indique le porte-parole.

Les autorités fédérales sont en contact avec la Commission européenne, afin que le programme de relocalisation vers la Suisse soit repris dès que possible, assure le SEM.

ats/lgr

Publié Modifié

Rythme des transferts imprévisible

L'arrivée de migrants venant d'Italie n'est pas beaucoup plus rapide, puisque seules 72 sur les 900 personnes prévues ont foulé le sol suisse. Fin août, le SEM annonçait la venue de 200 d'entre elles en septembre.

D'après Gieri Cavelty, la Suisse a pour le moment accepté de prendre en charge 460 personnes, 30 de la Grèce et 430 d'Italie. Selon les chiffres du SEM, 112 se trouvent en terre helvétique. D'autres arrivées auront lieu au cours des prochaines semaines et mois.

Il est difficile de prévoir le rythme de ces transferts, mais ils devraient se faire par tranches de 30 à 40 personnes, estime-t-il.