Modifié le 28 septembre 2016 à 08:39

Le PLR propose une autre voie au Parlement pour sauver les rentes LPP

Le PLR sort de son chapeau une nouvelle solution pour préserver les rentes LPP.
Le PLR propose une autre voie au Parlement pour sauver les rentes LPP Le Journal du matin / 2 min. / le 28 septembre 2016
Alors que le débat sur les retraites se poursuit mercredi au National, le PLR propose désormais une nouvelle solution pour compenser les pertes du taux de conversion LPP. Il propose d'agir uniquement sur le deuxième pilier.

Dans le cadre du débat sur l'avenir des retraites, les Chambres fédérales doivent trouver comment compenser les pertes de rentes liées à la baisse du taux de conversion du 2e pilier, qui permet de calculer leur montant.

Mais le PLR ne veut pas entendre parler du bonus de 70 francs accordé aux nouveaux rentiers par le Conseil des Etats. A la place, le parti propose de simplifier le système de cotisation selon l'âge - ces charges salariales payées à parts égales par l'employé et l'employeur. La solution renchérirait un peu le coût du travail des plus jeunes mais diminuerait celui des plus de 45 ans.

Tous les salaires assurés au 2e pilier

Les libéraux radicaux veulent assurer également l'entier du salaire au 2e pilier, alors que le plancher pour cotiser est fixé aujourd'hui à 24'675 francs.

Le PLR a fait ses calculs: en se basant sur les chiffres fournis par le parti, cet effort conjoint des employés et des employeurs permettrait de compenser les pertes de rentes, voire d'améliorer la situation des plus bas salaires.

Mais selon l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS), qui a calculé les conséquences financières de cette proposition, la compensation élaborée par le PLR coûterait au minimum 1,5 milliards de plus que le projet du Conseil fédéral, devisé lui à 3,2 milliards.

Le sort de la proposition en mains de l'UDC

Avec cette nouvelle solution, tous les regards se portent vers l'UDC qui ne cache pas un certain scepticisme. Le parti est divisé sur cette question - notamment parce que cela impliquerait une hausse des cotisations patronales, problématique pour les entreprises agricoles et l'hôtellerie-restauration. C'est une préoccupation que partage du reste l'Union suisse des arts et métiers (USAM), faîtière des PME.

Mais les démocrates du centre pourraient se ranger derrière le PLR pour des raisons tactiques. Sinon, cela laisserait le champ libre au bonus de 70 francs à l'AVS. Or, pour continuer de discuter et tenter d'affiner cette alternative, il faut qu'une divergence soit maintenue avec le Conseil des Etats.

C'est sans doute ces considérations qui influenceront la décision.

Chrystel Domenjoz/oang

Publié le 28 septembre 2016 à 08:22 - Modifié le 28 septembre 2016 à 08:39