Modifié le 16 septembre 2016 à 20:45

Philippe Rebord succède à André Blattmann à la tête de l'armée suisse

Le Valaisan Philippe Rebord est le nouveau chef de l'armée suisse.
Philippe Rebord succède à André Blattmann à la tête de l'armée suisse Forum / 2 min. / le 16 septembre 2016
Après plusieurs mois d'auditions, le Conseil fédéral a nommé vendredi Philippe Rebord à la tête de l'armée suisse. Le Valaisan aura pour tâche de porter la réforme de l'armée DEVA dès le 1er janvier 2018.

Après un pilote et un spécialiste de la lutte anti-aérienne, c'est un représentant des Forces terrestres qui a été choisi. Philippe Rebord, âgé de 59 ans, est l'actuel commandant de la formation supérieure des cadres de l'armée à Lucerne. Le Valaisan, qui entrera en fonction le 1er janvier 2017, avait déjà été nommé remplaçant du chef de l’armée en avril.

Agé de 60 ans, le chef de l'armée actuel, André Blattmann, quittera son poste le 31 mars 2017. Cette décision avait été prise d'un commun accord avec Guy Parmelin. Alors que l'institution devra commencer sa réforme en 2018, le conseiller fédéral préferait mettre à sa tête quelqu'un qui pourra piloter tout le processus.

Une armée redimensionnée

La réforme DEVA vise une armée plus petite, des fermetures de casernes et un budget à pérenniser notamment. La mise en oeuvre du projet est agendée au 1er janvier 2018. Le nouveau chef de l'armée devra probablement faire face à de nombreux mécontents lors de ce processus.

"Dans tous les postes au haut d'une hiérarchie, on est toujours un chef de transition, pour une durée de 3 ou 4 ans", a-t-il admis, vendredi dans l'émission Forum. "Mon rôle n'est pas de faire de la politique, de remettre en question le projet défini au Parlement, mais de le mettre en oeuvre."

La Suisse n'est pas mûre pour lancer le débat sur l'obligation de servir des femmes.

Philippe Rebord

Revenant sur les critiques qui ont fusé à la nomination d'un nouveau romand au sein du département de la Défense, le Valaisan a rétorqué: "Les Alémaniques représentent deux tiers de la population, ils représentent aussi deux tiers des cadres principaux de notre département, voire plus."

"Qui que ce soit, à ce poste, est attendu au contour", a-t-il encore déclaré. "Je ne le suis pas plus que si j'étais Alémanique ou Tessinois. "

Au sujet du modèle norvégien, où les femmes effectuent un service militaire, le nouveau chef de l'armée se montre mitigé: "Je suis toujours séduit si davantage de femmes font l'armée, notamment pour des missions de surveillance ou pour arrêter des femmes. Mais je sens que la Suisse n'est pas mûre pour lancer le débat sur l'obligation de servir des femmes."

>> Ecouter son interview dans Forum:

Le nouveau chef de l'armée suisse Philippe Rebord et le conseiller fédéral Guy Parmelin.
Peter Klaunzer - Keystone
Forum - Publié le 16 septembre 2016

grin

Publié le 16 septembre 2016 à 14:01 - Modifié le 16 septembre 2016 à 20:45