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Des mitraillettes bientôt aux mains de la police ferroviaire?

Des membres de la police ferroviaire à la gare de Viège en Valais. [Olivier Maire - Keystone]
Des membres de la police ferroviaire à la gare de Viège en Valais. [Olivier Maire - Keystone]
Les CFF réfléchissent à équiper leur police ferroviaire d'armes automatiques, rapporte jeudi la Neue Luzerner Zeitung. La requête adressée à l'Office fédéral des transports date de 2015, avant l'attaque de Salez (SG).

En avril 2015, les CFF ont demandé à l'Office fédéral des transports (OFT) si légalement il serait possible d'équiper la police des transports d'armes automatiques et de tasers, raconte le quotidien alémanique.

Cette information a été confirmée par l'OFT, qui précise qu'aucune demande concrète n'a cependant été soumise par l'ancienne régie fédérale. D'ailleurs, la loi exclut actuellement le port d'armes automatiques par la police des transports.

Tests avec des tasers

Les CFF ont tout de même déjà effectué des tests avec des tasers à la mi-août, peu de temps après l'attaque dans un train des Südostbahn (SOB) à Salez, précise la Neue Luzerner Zeitung.

Un résumé d'un rapport interne de l'OFT mentionnait de nouveau le mois dernier une mise à niveau de l'armement de la police ferroviaire. "La police des transports traite de l'évolution de la situation sécuritaire et des mesures nécessaires pour protéger les clients et collaborateurs", ont répondu les CFF au quotidien.

tmun

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Débat sur l'armement de la police des transports

Les policiers des transports sont aujourd'hui armés d'un pistolet, d'une matraque et d'un spray au poivre. Mais leur équipement fait débat au sein de la classe politique depuis plusieurs décennies.

Après l'attaque du 13 août 2016 à Salez qui a fait trois morts dont l'assaillant, des voix se sont de nouveau élevées pour réclamer un renforcement des mesures de sécurité dans les trains, ainsi qu'une hausse des effectifs.