Modifié le 01 septembre 2016 à 07:46

La franchise minimale de l'assurance maladie devrait augmenter

Les franchises à la charge des assurés maladie devraient augmenter.
La franchise minimale de l'assurance maladie devrait augmenter Le Journal du matin / 1 min. / le 01 septembre 2016
La commission de la santé publique du Conseil des Etats veut relever la franchise minimale et l'adapter régulièrement à l'évolution des coûts à la charge de la LaMal. Au National, d'autres motions vont dans le même sens.

La commission des Etats veut aussi limiter la liberté de changer de franchise. Actuellement, l'assuré qui choisit un montant élevé bénéficie de primes plus basses. A l'avenir, il ne devrait plus pouvoir revenir en arrière aussi facilement et s'engagerait sur un contrat de trois ans et ne pourrait pas, durant cette période, réduire sa franchise.

Toutes ces mesures visent le même objectif: responsabiliser le patient. La majorité de centre-droite au Parlement veut ainsi "éviter les consultations pour des cas bagatelles". "Quand il a véritablement une maladie et que l'assuré a besoin de soins médicaux importants, il n'y a aucun problème", précise le conseiller national PLR Ignazio Cassis.

"Mais quand il y a des petits rhumes, des petites choses, comme il doit payer davantage lui-même, nous espérons qu'il soit davantage responsabilisé et donc que l'accès aux soins médicaux soit un peu plus élevé."

Petits moyens et soucis de santé

Cette proposition devrait faire baisser les coûts de la santé. Mais selon la conseillère aux Etats socialiste Liliane Maury-Pasquier, ça pose problème pour les personnes qui ont de petits moyens financiers et des soucis de santé. "Elles auraient en cas de pépin de santé des difficultés à payer le premier montant de leur poche et seules les personnes qui peuvent mettre de côté cet argent-là ou peuvent garantir de payer même 2500 francs en cas de problèmes de santé peuvent se payer des franchises très élevées."

Aujourd'hui, une part de la population renonce à se faire soigner pour des raisons financières - 10 à 15%, selon deux études, vaudoise et genevoise, menées ces dernières années.

Alexandra Richard/lgr

Publié le 01 septembre 2016 à 07:24 - Modifié le 01 septembre 2016 à 07:46