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La Suisse interdit la vente et l'importation de tabac oral comme le snus

La snus se vend sous forme de petit paquet à placer sur les gencives. [SVEN NACKSTRAND - AFP]
La snus se vend sous forme de petit paquet à placer sur les gencives. [SVEN NACKSTRAND - AFP]
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a décidé d'empêcher la vente et l'import des produits du tabac à usage oral comme le snus. Tous les dérivés, souvent désignés comme "tabac à mâcher", sont concernés.

Jusqu'à présent, le snus pouvait être commercialisé en raison d'une lacune dans l'ordonnance. Désormais, tous les produits destinés à l'usage oral "sous forme de poudre ou de particules fines" sont interdits. Ceux destinés à être fumés ou mâchés restent autorisés.

Le snus n'était pas vendu en tant que poudre mais en tant que tabac coupé finement, avec l'indication de "tabac à mâcher". Dans une directive rendue publique mardi, dont le portail en ligne 20minuten.ch a fait écho, l'OFSP explique que le snus est aussi interdit sous cette forme.

Poudre ou tabac à mâcher?

Par poudre ou particules fines, il faut entendre du "tabac coupé ou moulu finement", explique l'OFSP. Exempté de l'interdiction, le tabac à mâcher, lui, désigne des "produits composés de morceaux de feuille de tabac mesurant entre un et plusieurs millimètres". Le tabac à sucer, sous forme de pâte, est également légal.

Le snus ou snuff est généralement vendu en sachets poreux ou en vrac et se consomme via la muqueuse buccale.

ats/sbad

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Éclaircir la situation

Comme tous les produits du tabac, le snus est nocif et rend rapidement dépendant, précise l'OFSP. Le snus contient jusqu'à 30 substances cancérigènes et peut provoquer des cancers de la bouche.

Les produits du tabac à usage oral sont interdits en Suisse depuis 1995, à l'exception du tabac à mâcher. Avec l'arrivée de nouveaux produits, la distinction entre produits interdits et autorisés est devenue moins claire, selon l'OFSP. La directive permet ainsi d'éclaircir la situation.

Débat au Parlement attendu

Le dernier mot pourrait revenir au Parlement, dans le cadre des débats sur la nouvelle loi sur les produits du tabac. Le conseiller national Lukas Reimann (UDC/SG) avait déjà critiqué le fait que l'OFSP se mêle au processus législatif en cours avec sa directive.

L'OFSP a écrit mercredi à ce propos que tant que l'ordonnance actuelle sur le tabac est en vigueur, il se voit, en tant qu'autorité de surveillance, obligé de mettre l'accent sur l'interdiction.

Une véritable modification de la situation juridique ne devrait pas avoir lieu avant 2019.