Modifié le 31 juillet 2016 à 22:57

Les spas sont devenus incontournables dans l'hôtellerie suisse

Le spa est devenu un incontournable de l’hôtellerie de luxe pour se démarquer
Le spa est devenu un incontournable de l’hôtellerie de luxe pour se démarquer 19h30 / 2 min. / le 31 juillet 2016
Les hôtels suisses se livrent une véritable guerre du bien-être. Au cœur de cette bataille, les spas: des centres de bien-être toujours plus sophistiqués, qui pèsent souvent dans le choix des clients.

Les spas attirent une clientèle haut de gamme dans les hôtels, mais connaissent aussi un important succès auprès du grand public. Ils sont en tout cas devenus un produit incontournable dans l'hôtellerie pour se démarquer de la concurrence.

A l'image du dernier-né de ces centres de bien-être en Suisse romande, celui de l'Hôtel Royal Savoy à Lausanne: des millions de francs ont été investis dans cet espace de 1500 mètres carrés, qui dispose d'un lieu réservé aux femmes et d'une piscine communiquant avec l'extérieur. Les propriétaires qataris ont même fait déplacer une fameuse pierre du Bürgenstock dans le hammam.

Un marché à 100 milliards de francs

L'investissement est important mais constitue un atout marketing certain, qui peut peser dans le choix des clients. Et un hôtel avec spa peut augmenter le prix de la chambre jusqu'à 40%.

En vingt ans, l'industrie a explosé. Si le marché de la thalassothérapie avoisine les 55 milliards de francs, celui du spa dépasse les 100 milliards.

L'un des leaders du marché, qui gère une quarantaines de spas à travers le monde, se trouve d'ailleurs à Genève. Benjamin Robert, directeur du développement de Resense Spa, estime que l'on assiste à une "démocratisation du marché" et qu'il existe "une culture suisse du bien-être".

Pas seulement les hôtels de luxe

Il y a une concurrence, mais aujourd'hui on n'est plus dans un phénomène de mode, on est dans le lifestyle

Thierry Lavalley, directeur du Grand Hôtel Kempinski à Genève

Mais le phénomène ne se limite pas aux hôtels de luxe: une auberge de jeunesse de Saas-Fee, en Valais, possède par exemple son spa. Et à Genève, on ne compte plus les hôtels qui rénovent ou construisent leur centre de bien-être.

"Il y a une concurrence, mais aujourd'hui on n'est plus dans un phénomène de mode, on est dans le lifestyle", observe Thierry Lavalley, directeur du Grand Hôtel Kempinski à Genève.

Jérôme Galichet/jvia

Publié le 31 juillet 2016 à 20:53 - Modifié le 31 juillet 2016 à 22:57