Modifié le 06 juin 2016 à 08:38

Les Suisses soutiennent largement le diagnostic préimplantatoire

Les résultats définitifs sur le diagnostic préimplantatoire.
Les résultats définitifs sur le diagnostic préimplantatoire. [Keystone]
La révision de la loi sur la procréation médicalement assistée, qui permet le diagnostic préimplantatoire, a été acceptée dimanche par 62,4% des votants. Seuls trois cantons ont dit "non".

Les Suisses avaient déjà donné leur aval de principe le 14 juin 2015, en acceptant par 61,9% de modifier la constitution. Ils devaient encore se prononcer sur le détail de la législation prévue. Les avis étaient partagés au sein même de plusieurs partis.

Plus de 1,489 million de citoyens ont glissé un "oui" dans l'urne contre près de 898'000 "non". D'une manière générale, la révision de la loi sur la procréation médicalement assistée fait de meilleurs scores en Suisse romande que dans le reste du pays.

Large soutien en Suisse romande

Le "oui" a fait un tabac dans le canton de Vaud (85%), à Genève (81,5%) et à Neuchâtel (74,3%) mais aussi dans les cantons catholiques du Jura (70,3%), de Fribourg (67,2%) et du Valais (60%).

Ce dernier n'est dépassé que par quatre cantons alémaniques: Zurich (63,1%). Zoug (61,7%), Bâle-Ville (60,5%) et Bâle-Campagne (60,2%). Le Jura bernois a dit "oui" à 63% et le canton de Berne à 56,4%.

Trois petits cantons opposés

L'an dernier, six cantons (UR,SZ,OW,SH,AR,AI) avaient rejeté l'article constitutionnel. Ils n'étaient plus que trois dimanche à voter contre la loi. Schaffhouse, Schwyz et Uri ont changé de camp, le dernier pour une centaine de voix seulement. Appenzell Rhodes-Extérieures (50,5%) ainsi qu'Obwald et Appenzell Rhodes-Intérieures (50,3%) ont persisté, de manière un peu moins forte, dans leur refus.

"Limiter des souffrances à l'avenir", selon Alain Berset

Le soutien à la loi dénote un fort soutien à la politique des autorités, a réagi dans Forum le conseiller fédéral en charge du Département de l'intérieur.

"Il est vrai que dans la population, la question était 'est-ce que l'on n'a pas déjà voté sur cet objet?' Peut-être que ce sentiment de voter deux fois a facilité la campagne cette fois-ci", a-t-il ajouté.

Le conseiller fédéral a encore expliqué qu'il existait beaucoup plus de risques "avec la politique de l'autruche" en vigueur jusqu'ici et qui obligeait des couples à faire ce diagnostic à l'étranger. "Cette technique peut éviter beaucoup de souffrances (…) on pourra à l'avenir les limiter."

>> L'interview d'Alain Berset dans Forum:

>> Retour sur la journée de votation: Les trois initiatives fédérales rejetées, oui aux deux autres objets

nr avec l'ats

Publié le 05 juin 2016 à 16:58 - Modifié le 06 juin 2016 à 08:38