Modifié le 20 mai 2016 à 13:26

Le quadruple meurtre de Rupperswil relance le débat sur les analyses ADN

De plus en plus de prélèvements ADN sont effectués par la police.
Autoriser les tests ADN détaillés pour traquer les criminels? Le Journal du matin / 1 min. / le 20 mai 2016
Les meurtres sordides de Rupperswil (AG) et l'arrestation de l'auteur présumé relancent le débat sur les analyses ADN pour démasquer les auteurs de crimes. Après le National en mars, le Conseil des Etats se prononcera en septembre.

Actuellement, les enquêteurs ne sont pas autorisés à utiliser l'ensemble des informations livrées par les tests génétiques.

La loi sur les profils d'ADN interdit en effet l'exploitation des séquences codantes. Celles-ci donneraient des informations comme la couleur de la peau, des yeux et des cheveux, ou encore l'âge et le sexe de l'auteur d'un crime, ce qui permettrait de dresser le portrait robot d'un meurtrier.

Motion acceptée

La police travaille avec des méthodes du siècle dernier, selon le conseiller national PLR Albert Vitali (PLR). Sa motion acceptée sans discussion par la Chambre du peuple en mars dernier demande qu’on autorise dans certains cas des analyses ADN plus détaillées tout en veillant à ne pas égratigner le principe de protection des données.

Les techniques de profilage ont beaucoup évolué ces 15 dernières années. En 2003, le Parlement refusait de les inclure dans la loi sur les profils d’ADN. Aujourd’hui, il les accepte sans même débattre. Le Conseil des Etats qui doit se prononcer en septembre devrait suivre l’avis du National.

>> Retour sur le quadruple meurtre de Rupperswil:

Le meurtrier de Rupperswil questionne
19h30 - Publié le 19 mai 2016

Alain Arnaud/lan

Publié le 20 mai 2016 à 09:51 - Modifié le 20 mai 2016 à 13:26