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La formation de policiers pourrait passer de un à deux ans dès 2018

Un policier inspecteur à l'Ecole régionale d'aspirants de police de Colombier, dans le canton de Neuchâtel. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
La formation de policiers pourrait passer de un à deux ans dès 2018 / Le Journal du matin / 1 min. / le 13 mai 2016
L'objectif affiché d'améliorer et d'harmoniser la formation des policiers en Suisse pourrait bientôt se concrétiser. L'allongement de la durée de la formation de un à deux ans est envisagé, a appris vendredi la RTS.

Confronté à un nombre croissant de défis, de par sa proximité avec la population, sa mission de maintien de l'ordre ou encore la prévention du terrorisme, le métier de policier est de plus en plus complexe.

Conséquence: la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP) souhaite rallonger la durée de la formation des policiers de un à deux ans, notamment dans les cantons ou les communes qui ne prévoient pas une année de stage pratique sur le terrain, tout de suite après la première année de cours théorique.

Dans les corps de police où une deuxième année de formation en emploi existe déjà, la CCDJP veut établir un cadre commun à tous les cantons.

Standards communs

"Mais pas question d’académiser la formation des policiers", rassure Alain Ribaux, conseiller d'Etat neuchâtelois en charge de la justice et de la sécurité et président de la commission "formation policière" au sein de la CCDJP. "Il s’agit d’une harmonisation notamment pour améliorer les engagements communs des différents corps de police mais aussi pour une meilleure reconnaissance du métier de policier".

En l’état des réflexions, cette deuxième année de formation obligatoire consacrée à la pratique devrait se terminer par un examen fédéral. Ces changements pourraient entrer en vigueur dès janvier 2018.

La Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse (CCPCS), la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police (FSFP) participent à l'élaboration de ce nouveau cursus, piloté par l'Institut suisse de police.

"Ils devront impérativement ménager les effectifs", rappelle toutefois Jacques Antenen. Le commandant de la police cantonale vaudoise se demande en effet si les petits corps de police pourront libérer assez de mentors pour encadrer les nouveaux policiers au cours de cette deuxième année, et ce en préservant leurs capacités opérationnelles.

Marc Menichini/jgal

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