Modifié

Des pays pourraient être privés de l'aide suisse en cas de coupe budgétaire

Des pêcheurs préparent du poisson au marché de Trincomalee, au Sri Lanka. Ce pays est l'un des Etats dans lesquels la DDC est présente. [Anthony Anex - KEYSTONE]
Des pêcheurs préparent du poisson au marché de Trincomalee, au Sri Lanka. Ce pays est l'un des Etats dans lesquels la DDC est présente. [Anthony Anex - KEYSTONE]
La Direction du développement et de la coopération (DDC) devra cesser son engagement dans certains pays voire sur des continents entiers si le Parlement coupe dans le budget pour la coopération.

En mars, la commission des finances du Conseil national a proposé à une courte majorité un budget pour les quatre prochaines années de 9,6 milliards de francs pour la coopération internationale. Le Conseil fédéral avait requis 11,1 milliards.

"Ce serait une forte coupe", indique lundi le chef de la DDC Manuel Sager dans un entretien au journal alémanique Neue Zürcher Zeitung. Les jeux ne sont toutefois pas encore faits.

La commission de politique extérieure doit encore se pencher sur la question, puis les deux Chambres se saisiront du dossier. Une majorité du camp bourgeois se positionne en faveur d'une coupe budgétaire. La gauche souhaite, quant à elle, une augmentation de la somme.

Problèmes d'image

Manuel Sager met aussi en avant les problèmes d'image qu'une telle diminution de budget créerait. La solidarité de la Suisse serait remise en question à l'étranger, selon lui. Enfin, il évoque la difficulté qui se présenterait de choisir les pays auxquels la DDC devrait renoncer.

ats/apyt

Publié Modifié