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Le National enterre l'idée d'un congé paternité de deux semaines

L'idée d'un congé paternité n'a pas convaincu l'ensemble des élus. [Monkey Business - Fotolia]
L'idée d'un congé paternité n'a pas convaincu l'ensemble des élus. [Monkey Business - Fotolia]
Les pères n'auront pas droit à un congé paternité payé de deux semaines. Le Conseil national a enterré mercredi par 97 voix contre 90 et 5 abstentions une initiative parlementaire en ce sens.

La droite conservatrice rejette le principe du congé paternité. Elle estime que fonder une famille est une affaire privée dans laquelle l'Etat n'a pas à s'immiscer. De plus, la priorité doit être donnée à la consolidation des assurances sociales existantes. Une extension de ces dernières ne serait pas supportable financièrement sans hausse de cotisations, a défendu Raymond Clottu (UDC/NE).

Dans un tweet, le conseiller national PS valaisan Mathias Reynard estime pour sa part que cette décision est "en décalage avec le peuple":

Une question récurrente

L'introduction d'un congé paternité à l'échelon national revient régulièrement à l'agenda du Parlement sans succès jusqu'ici. La gauche plaide depuis longtemps en sa faveur.

De nombreux employeurs dont la Confédération et même des discounters comme Lidl et Aldi accordent déjà un tel congé sur une base volontaire.

ats/mo

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L'initiative populaire de Travail.Suisse pour un congé paternité de 20 jours

La naissance du premier enfant modifie le quotidien du jour au lendemain et à l'arrivée des suivants, il faut s'occuper des frères et soeurs, cela nécessite davantage de temps. Un congé paternité aiderait à une répartition plus équitable des rôles dans le couple et aiderait davantage de femmes à travailler, juge Travail.Suisse.

Comme pour le congé maternité, le financement devait être assuré par les allocations pour perte de gain (APG). Selon les calculs de l'administration, un congé de paternité de 14 jours coûterait environ 200 millions de francs par an et devrait être financé par un prélèvement de 0,06% sur les salaires.