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Large alliance contre la loi sur la surveillance des télécommunications

Aucune étude valable ne peut dire, aujourd'hui, si les ondes électromagnétiques des téléphones sont un risque pour la santé. [Jacques Loic - Photononstop/AFP]
Référendum lancé contre la loi sur la surveillance des communications / Le 12h30 / 1 min. / le 12 avril 2016
"Non à une surveillance massive et disproportionnée". C'est avec ce credo qu'une alliance de partis et d'organisations lance un référendum contre la nouvelle loi sur la surveillance de la correspondance.

La révision de la loi, adoptée en mars par le Parlement, introduit deux nouveautés: une durée de conservation des données secondaires plus longue, à six mois. Et la possibilité pour la police d'utiliser des logiciels espions sur des ordinateurs des citoyens.

Atteinte aux droits

"La révision est trompeuse et disproportionnée. Tous les ordinateurs et smartphones privés pourront être surveillés par les chevaux de Troie de l'Etat", a dénoncé mardi le comité référendaire, parlant d'atteinte aux droits fondamentaux.

Le comité est composé d'une alliance très large et hétéroclite, passant des jeunes socialistes, aux jeunes UDC, aux Verts et même à la faîtières des entreprises du secteur informatique. Tous ont évoqué Edward Snowden, l'ancien agent de la NSA devenu lanceur d'alerte et érigé en symbole du combat contre la loi sur la surveillance des télécommunications.

Le comité référendaire a jusqu'au 7 juillet pour récolter les 50'000 signatures nécessaires.

Stéphane Deleury/lan

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