Modifié le 01 mars 2016 à 08:21

Un nouveau modèle de caisse maladie publique mis en consultation

Caisse unique assurance maladie
La FRC propose des pistes pour réformer le système suisse d'assurance maladie Le 12h30 / 1 min. / le 29 février 2016
La Fédération romande des consommateurs a proposé lundi à Berne une nouvelle idée de caisse maladie publique. Le lancement d'une initiative populaire est envisagé.

La Fédération romande des consommateurs (FRC) a pris acte de l'échec de la votation de 2014 sur la caisse unique, mais elle constate que les problèmes posés par le système actuel restent entiers.

En collaboration avec les principaux acteurs de la santé, la FRC a donc élaboré une nouvelle proposition de réforme, inspirée du système des caisses cantonales de compensation, annonce-t-elle lundi dans un communiqué.

Evaluer les chances du projet

Mise en consultation à Berne, cette solution consisterait à permettre aux cantons de créer des institutions cantonales ou régionales, dont la tâche serait essentiellement de fixer et d'encaisser les primes.

Au terme de la procédure de consultation des milieux concernés, la Fédération romande des consommateurs et ses partenaires vont évaluer les chances de voir le projet s'imposer au niveau national. La FRC n'exclut pas le lancement d'une initiative populaire.

ats/dk

Publié le 29 février 2016 à 14:44 - Modifié le 01 mars 2016 à 08:21

Régler les problèmes en évitant les clivages

Le projet de réforme de l'assurance maladie aurait l'avantage de la transparence, selon la FRC. Il mettrait aussi fin à la chasse aux bons risques et à la gestion problématique des réserves, avance l'organisation.

Il permettrait en somme de régler les problèmes tout en évitant les clivages idéologiques, estime la FRC. Les assurés auraient en effet toute liberté d'adopter ou non le nouveau système sur leur territoire.

Curafutura critique le projet

Le projet de la FRC a déjà suscité la réaction négative de l'association d'assureurs Curafutura, qui lui reproche notamment son caractère fédéraliste.

"Cette solution morcelée en 26 systèmes n'est pas propre à stabiliser notre système de santé", selon Pius Zängerle, directeur de Curafutura.