Modifié le 25 février 2016 à 14:09

Plus de neuf salariés de la vente sur dix opposés aux nouveaux horaires

Des clients aux caisses d'un supermarché en Suisse alémanique.
Plus de neuf salariés de la vente sur dix opposés aux nouveaux horaires Le 12h30 / 5 min. / le 25 février 2016
Le personnel de vente est clairement opposé à la nouvelle loi sur les heures d’ouverture des magasins, selon une enquête dévoilée jeudi par Unia. Le projet sera lundi à l’ordre du jour du National.

Le syndicat Unia a présenté à Berne une enquête effectuée auprès de 2500 salariés de la vente dans tout le pays. L'opposition au projet s'élève à 96%. Seuls 2% n’ont pas d’avis sur le sujet.

La nouvelle loi imposerait des heures d’ouverture minimales de 6 à 20h en semaine et de 6h à 18h, voire 19h le samedi. Des dispositions qui auraient pour effet une extension des horaires dans toute la Suisse romande.

Conditions de travail aggravées

Pour Unia, ce sont surtout les conditions de travail du personnel qui seront aggravées par la nouvelle loi. La perspective de travailler plus tard en soirée est clairement rejetée par 95% du personnel sondé, alors qu'un peu plus de 63% des salariés travaillent déjà 15 à 30 minutes après la fermeture.

Selon le syndicat, la loi aurait pour effet immédiat de rendre les horaires de travail soit plus flexibles soit plus longs. Unia appelle donc le National à rejeter le projet et brandit la menace du référendum si le Parlement l’adopte.

>> Voir le sujet du 12h45:

Les professionnels de la vente ne veulent pas de la libéralisation des horaires des magasins
12h45 - Publié le 25 février 2016

Gaël Klein/tmun

Publié le 25 février 2016 à 10:51 - Modifié le 25 février 2016 à 14:09