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Un ancien secrétaire d'Etat nie tout accord entre la Suisse et l'OLP

Franz Blankart lors d'une conférence de presse en 1996 à Berne. [Str - Keystone]
Franz Blankart lors d'une conférence de presse en 1996 à Berne. [Str - Keystone]
La Suisse n'a jamais signé d'accord secret avec l'Organisation de libération de la Palestine dans les années 1970, a déclaré samedi l'ex-secrétaire d'Etat Franz Blankart, alors en poste.

"Il est impossible qu'aucune preuve écrite n'existe pour quelque chose de si important", a souligné le subordonné de l'ancien ministre des Affaires étrangères Paul Graber dans une interview au Tages-Anzeiger. "Et même s'il n'y avait pas eu de trace écrite, j'aurais été informé d'un tel accord", poursuit-il, ajoutant que Graber "n'aurait jamais trahi le Conseil fédéral".

Le 21 février 1970, un avion de Swissair reliant Zurich à Tel Aviv s'était écrasé à Würenlingen (AG), faisant 47 morts. Une bombe avait explosé à son bord. Les auteurs n'ont jamais été condamnés.

"Cela sonne inventé"

Ce résultat serait lié à un accord secret passé par Graber avec l'OLP, d'après les recherches d'un journaliste de la Neue Zurcher Zeitung publiées récemment dans un livre. "Je n'ai trouvé aucune preuve de tout cela. Cela sonne inventé", insiste Franz Blankart.

Pierre Graber aurait voulu mettre fin aux attaques ayant visé la Suisse en 1969 et 1970 en échange d'un soutien à la cause palestinienne sur la scène diplomatique.

jvia avec ats

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Groupe de travail

L'ancienne procureure de la Confédération Carla Del Ponte a déclaré vendredi ne pas être non plus convaincue par la thèse d'un accord secret entre Berne et l'OLP. Elle a dit ne pas en avoir trouvé trace lors de son enquête sur le crash de Würenlingen.

La thèse de l'accord secret va être examinée de près. Le Conseil fédéral a mis sur pied un groupe de travail interdépartemental et les commissions de gestion du Parlement veulent être informées de l'avancée des travaux d'ici à fin avril.