Modifié le 11 janvier 2016 à 07:49

Les opposants romands au 2e tube du Gothard inquiets pour d'autres projets

Les opposants au deuxième tube routier du Gothard redoutent son impact sur d’autres chantiers
Les opposants au deuxième tube routier du Gothard redoutent son impact sur d’autres chantiers 12h45 / 2 min. / le 06 janvier 2016
Le comité romand opposé à la construction d'un second tube routier au Gothard a présenté mercredi ses arguments à Lausanne. Les opposants redoutent l'impact du projet sur d'autres futurs chantiers.

Selon les opposants romands, les contournements de Morges (VD) et de La Chaux-de-Fonds (NE) seraient menacés par le coût du deuxième tube et de la réfection du Gothard, qui s'élève à trois milliards de francs.

Des projets d'agglomération comme le métro M3 à Lausanne pourraient également être remis en cause d'après eux, même si l'administration fédérale dément tout lien entre ces projets et le Gothard.

Inquiets pour le financement

Le contexte général du financement des infrastructures inquiète le comité du non. Le second tube sera financé par le fonds routier qui pourrait être déficitaire d'ici 2018, selon la conseillère aux Etats Géraldine Savary (PS/VD). Dans ce cas, le financement viendrait du fonds FORTA qui doit, lui, notamment soutenir le projet de contournement de Morges.

"Nous avons voté le principe de l'élargissement de l'autoroute de contournement de Genève, nous avons voté le principe du contournement de Morges, et le financement sera assuré parce que le Parlement est cohérent", répond de son côté le conseiller national Christian Lüscher (PLR/GE), du comité du oui, qui assure que le Parlement ne touchera pas à FORTA.

Une question de principe

Par ailleurs, les opposants romands avancent également l'argument de principe. Le Gothard voit passer 17'000 véhicules par jour contre 90'000 entre Lausanne et Genève.

"On s'apprête à dépenser trois milliards pour un tunnel qui accueille en fait la capacité de trafic d'une route secondaire, une route comme la Transjurane à Saint-Ursanne, comme la route de Jussy à Genève. Ce sont de petites routes alors que 90% des bouchons se trouvent sur les autoroutes urbaines", avance Lisa Mazzone, conseillère nationale (Verts/GE).

>> L'éclairage d'Alain Rebetez, à Berne:

Opposition romande au 2e tube du Gothard: les précisions d’Alain Rebetez à Berne
19h30 - Publié le 06 janvier 2016

Laurent Dufour/tmun

Publié le 06 janvier 2016 à 16:05 - Modifié le 11 janvier 2016 à 07:49