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L'initiative "pour une économie verte" proposée au peuple sans contre-projet

Des élus écologistes arrivent à Berne pour déposer l'initiative "pour une économie verte". [Lukas Lehmann - Keystone]
Des élus écologistes arrivent à Berne pour déposer l'initiative "pour une économie verte". [Lukas Lehmann - Keystone]
Le peuple se prononcera sur l'initiative des écologistes "pour une économie verte" sans contre-projet. Faisant marche arrière, le Conseil des Etats a enterré jeudi la proposition du gouvernement.

L'alliance de deux oppositions a eu raison du projet. Pour une bonne partie de la droite, la Suisse étant à la pointe dans le domaine de l'environnement, le texte est superflu et nuirait à l'économie. D'autres estimaient qu'il n'était plus possible de soutenir un projet à ce point édulcoré.

Même si les Etats maintenaient leur position, ce contre-projet est voué à l’échec en raison de l’opposition du National, a expliqué le président de la commission de l'environnement Ivo Bischof (PDC/AI). Selon lui, il n’est pas nécessaire de prolonger l’exercice.

>> Ecouter le point sur le refus du National:

Dépôt de l'inititative "Pour une économie verte", munie de plus de 110'000 signatures, en septembre 2012 à Berne. [Lukas Lehmann - Keystone]Lukas Lehmann - Keystone
Le National enterre l'initiative "Pour une économie verte" / Le 12h30 / 1 min. / le 1 décembre 2015

Le Conseil des Etats doit contribuer au débat sur le climat, pour les Verts

"Le monde entier est réuni aujourd’hui à Paris pour parler des changements climatiques et de la lutte contre les gaz à effet de serre. Le Conseil des Etats doit apporter sa contribution à ce débat avec ce projet de loi qui vise à  lutter contre le gaspillage des matières premières", a rétorqué Robert Cramer (Verts/GE).

La Chambre du peuple doit avoir l'occasion de réexaminer le dossier hors campagne électorale, a estimé l'écologiste. La loi sur la protection de l'environnement date d'il y a plus de 30 ans, elle a besoin d'un toilettage et les cantons ont plébiscité la révision. Les milieux immédiatement intéressés le soutiennent aussi, il n'y a aucune raison que le Conseil des Etats se déjuge, selon Robert Cramer.

La révision de la loi sur la protection de l'environnement n'a jamais enthousiasmé le Parlement. Le Conseil des Etats l'avait adoptée par 28 voix contre 11 il y a un an, mais après en avoir passablement réduit la portée dans le souci de préserver les intérêts de l'économie au détriment de l'environnement.

>> Suivre aussi la session parlementaire jour après jour: Après leur rentrée, les parlementaires des deux Chambres empoignent leurs dossiers

ats/tmun

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Pour une empreinte écologique réduite à une planète au lieu de trois

L'initiative demande que la Suisse réduise son empreinte écologique à une planète au lieu de trois. Le contre-projet du Conseil fédéral visait aussi à préserver les ressources naturelles, mais sans objectifs quantitatifs. Il reposait sur une participation volontaire de l'économie.

L'idée était aussi d'améliorer l'information et d'encourager les initiatives en faveur d'une meilleure utilisation des ressources. Le gouvernement devait pouvoir aller jusqu'à interdire la mise sur le marché de produits ou matières premières portant sensiblement atteinte à l'environnement.