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Le National insiste pour un budget militaire de 5 milliards par an

L'armée suisse doit se réadapter autour de ses trois missions, la défense, l'appui aux autorités civiles et la promotion de la paix. [Christian Brun - Keystone]
La question du financement de l'armée au cœur des débats au National / Le 12h30 / 2 min. / le 2 décembre 2015
La réforme de l'armée est relancée. Le National s'y est finalement rallié, avec une exigence financière: un plafond quadriennal de 20 milliards de francs. Le dossier retourne au Conseil des Etats.

L'UDC, qui plaidait pour une armée de 120'000 militaires et un budget de 5,4 milliards par an, et la gauche, qui souhaitait se contenter de 80'000 soldats et de 4,4 milliards, ont mis de l'eau dans leur vin.

Contrairement à juin dernier, ils n'ont pas uni leurs voix pour rejeter la réforme, qui a passé la rampe par 142 voix contre 7 et 43 abstentions.

>> Lire: Le projet de développement de l'armée rejeté au vote d'ensemble

La majorité de droite pense avoir trouvé la parade en faisant adopter au Parlement, parallèlement à la révision de loi, un plafond quadriennal de dépenses. Non soumis au référendum, il porterait sur 20 milliards pour les années 2017 à 2020.

"Un compromis"

Le dossier retourne donc au Conseil des Etats, qui avait refusé en septembre d'ancrer dans la loi le budget de 5 milliards annuels réclamé par le Parlement.

Le Conseil fédéral planche plutôt sur des dépenses annuelles de 4,5 à 4,8 milliards pour ces quatre années. Les 5 milliards sont un "compromis", selon le ministre de la défense Ueli Maurer. Pour les libérer plus vite, il faudra couper ailleurs, a-t-il averti.

>> Lire: Piste proposée en commission pour assurer 5 milliards par an à l'armée

ats/jvia

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Effectif de 100'000 militaires

Auparavant, les députés ont défini le profil de l'armée, dont les effectifs devraient être réduits de 200'000 à 100'000 militaires (avec un effectif réel de 140'000 pour disposer de la marge de manoeuvre nécessaire).

La droite dure refusait d'aller en dessous de 140'000 alors que la gauche et les Vert'libéraux voulaient descendre à 80'000.