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La Suisse dans le top 20 des pays à plus forte empreinte écologique

Selon les calculs effectués par l'ONG Global Footprint Network, les ressources de trois planètes Terre seraient nécessaires si le monde entier vivait comme un Suisse moyen.

Si tous les êtres humains vivaient comme un Suisse moyen, ce ne sont pas les ressources d'une, mais de presque trois Terres qui seraient nécessaires pour subvenir à leurs besoins.

Avec une empreinte écologique de près de 4,9 hectares globaux par habitant, et une biocapacité de seulement 1,4, la Suisse vit largement au-dessus de ses moyens, selon l'ONG Global Footprint Network (voir encadré pour la méthode).

>> Empreinte écologique et biocapacité, pays par pays:

Ces statistiques placent la Suisse en 20e position des pays à plus forte empreinte écologique (après, entre autres, les émirats du Moyen-Orient, les Etats-Unis ou le Canada, mais avant la majorité des pays européens). En termes de déficit de biocapacité, la Suisse est 15e.

Selon l'Office fédéral de la statistique, 65% de l’empreinte écologique de la Suisse est imputable à sa consommation d’énergie fossile. Les besoins en terres arables, forêt et prairies naturelles représentent quant à eux 30% de l'empreinte écologique totale.

ptur

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Comment se calcule l'empreinte écologique?

L'ONG Global Footprint Network est à l'origine du concept et du calcul de l'empreinte écologique, un indicateur permettant de mesurer la durabilité des modes de vie humains sur la planète.

La pression exercée sur l'environnement -que ce soit par l'agriculture, les émissions de CO2 ou les déchets- est convertie en équivalents de superficie qui seraient nécessaires pour produire ces ressources par des moyens renouvelables ou pour absorber ces émissions.

L'utilisation des ressources naturelles est considérée comme durable tant que l'empreinte écologique ne dépasse pas la biocapacité, c'est à dire la capacité de régénération de la biosphère.

Toutefois, l’empreinte écologique ne mesure pas tout. Elle prend seulement en compte une partie de la dimension environnementale de la durabilité, et fait abstraction des dimensions sociale et économique.