Modifié le 13 octobre 2015 à 10:41

La FRC a déjà recueilli 1400 plaintes de propriétaires de VW lésés

Le scandale pourrait coûter des milliards à VW
Menée par la FRC, la contre-attaque contre l’empire VW s’organise en Suisse Le Journal du matin / 1 min. / le 13 octobre 2015
Lancée il y a une semaine, la plateforme d'information de la Fédération romande des consommateurs (FRC) destinée aux propriétaires de véhicules VW truqués a été prise d'assaut.

L'association romande de défense des consommateurs a recueilli 1400 inscriptions en une semaine sur son site mis en ligne mardi dernier, soit plus de 10 personnes par heure. Et la liste peut encore s'allonger.

En effet, 129'000 véhicules du groupe VW sont concernés par le logiciel truqueur dans l'ensemble du pays. Et la FRC est prête à se faire la défenderesse des autres régions linguistiques, selon son secrétaire général Mathieu Fleury.

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Bras de fer en vue

Etant donné que l'action collective en justice est impossible en Suisse, la FRC choisit l'option de la pression collective. L'idée est d'utiliser ces noms comme moyen de pression dans le bras de fer qui s'engage avec le géant automobile allemand et ses partenaires helvétiques.

L'association n'en est pas à son premier tour de piste. Lors du scandale Lehman Brothers en 2008, 400 épargnants lésés s'étaient inscrits auprès de la FRC. Les trois quarts d'entre eux se sont partagés sept millions de francs.

Et comme une négociation collective n'est pas à exclure dans l'affaire VW une fois les responsabilités pénalement établies, la FRC compte brandir cette liste de noms au nez d'AMAG, le premier importateur de voitures du groupe allemand en Suisse.

>> Lire aussi: Une plainte collective contre VW pas possible, selon le droit suisse

Muriel Ballaman/dk

Publié le 13 octobre 2015 à 09:32 - Modifié le 13 octobre 2015 à 10:41