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Le deuxième pilier est devenu une "vache à lait", dénonce Travail.Suisse

Travail.Suisse estime que les bénéfices de l'industrie de l'assurance mettent en danger la réforme Prévoyance vieillesse 2020.
Travail.Suisse estime que les bénéfices de l'industrie de l'assurance mettent en danger la réforme Prévoyance vieillesse 2020.
Les assureurs-vie ont réalisé un bénéfice de 686 millions de francs en 2014 avec la prévoyance professionnelle, selon Travail.Suisse, pour qui le deuxième pilier est devenu "une vache à lait des assureurs".

Depuis dix ans, près de 5 milliards de francs seraient "tombés dans les poches des groupes d'assurance, de leurs actionnaires et de leurs managers", d'après une analyse présentée lundi. Pour Travail.Suisse, une grande partie de ce montant est injustifiée.

Le syndicat calcule chaque année la part de bénéfice que touchent les assureurs par le biais du deuxième pilier. Avec 686 millions de francs engrangés, "presque deux tiers des bénéfices réalisés par les assurances-vie provenaient d'une assurance sociale".

Augmenter la quote-part

La réglementation sur la quote-part minimale, introduite il y a dix ans, prévoit qu'au maximum 10% des excédents reviennent aux assureurs-vies, les 90% restants devant être attribués aux employés.

Le Conseil fédéral propose, dans son projet de réforme de la prévoyance vieillesse, de faire passer ce taux à 92%. L'idée a été "impudemment" rejetée par le Conseil des Etats lors de la session d'automne. Travail.Suisse plaide pour une quote-part minimale de 95%.

ats/asch

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