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Femmes professeures ou assistantes, la parité est encore loin

Plus nombreuses sur les bancs des universités, les femmes abandonnent souvent leur carrière académique au moment de fonder une famille (photo prétexte). [Laurent Gillieron - Keystone]
Plus nombreuses sur les bancs des universités, les femmes abandonnent souvent leur carrière académique au moment de fonder une famille (photo prétexte). [Laurent Gillieron - Keystone]
Encouragée par un programme fédéral, l'égalité peine à s'installer parmi les professeurs et assistants des hautes écoles. Fin 2014, la part de femmes professeures était de 19%, celui d'assistantes de 33%.

Pourtant, au départ, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à se lancer dans des études universitaires. C'est pourquoi un programme fédéral "Egalité des chances dans les universités" a été mis en place depuis 2013 dans les universités pour mettre en oeuvre de mesures pour l'égalité entre femmes et hommes.

Un rapport intermédiaire à fin 2014 a montré les premiers succès obtenus, a communiqué lundi le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI).

Objectifs non atteints

Le pourcentage de femmes occupant des postes de professeur ordinaire ou extraordinaire a progressé pour atteindre 19%. En 2012, il n'était que de 17,8%. Il a passé à 33% pour les postes d'assistantes.

Le but initial de 25% de femmes professeures dans les universités jusqu'à fin 2016 risque cependant de ne pas être atteint. Pour l'instant, aucun indice ne permet de présager une augmentation du nombre de femmes dans les comités décisionnels.

ats/jgal

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Des postes incompatibles avec la vie de famille

La difficulté à concilier la vie de famille avec les exigences d'un poste de professeur est une des causes. De nombreuses femmes quittent l'université au plus tard quand elles sont en âge de vouloir fonder une famille. Dans le monde académique, cela correspond au postdoc, cette phase juste après le doctorat. La situation sur le marché de l'emploi, avec des conditions stables et des pourcentages de travail réduits, est plus attractive.

Une autre raison est culturelle. La répartition traditionnelle des rôles et les préjugés dans le cadre du processus de recrutement influencent de manière négative les candidatures féminines.