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Le PS veut plafonner les primes maladie à 10% du revenu imposable

L'idée du PS est d'alléger la charge constituée par les primes maladie pour les familles. [Gaetan Bally - Keystone]
L'idée du PS est d'alléger la charge constituée par les primes maladie pour les familles. [Gaetan Bally - Keystone]
Alors que les primes maladie devraient augmenter de 4 à 6% l'an prochain, le Parti socialiste prépare une initiative pour qu'elles ne dépassent pas 10% du revenu imposable, selon Le Matin Dimanche.

Un an après le rejet de la caisse unique, le PS tonne déjà contre la forte hausse des primes qui devrait être annoncée jeudi par Alain Berset. Une augmentation qui pourrait être à deux chiffres pour certaines caisses et dans certains cantons.

>> Lire: La caisse maladie Assura pourrait annoncer une hausse de ses primes

En réaction, les experts en santé du parti travaillent sur une initiative populaire pour plafonner les primes en liant celles-ci au revenu imposable, avec un plafond de 10%. Si ce seuil est dépassé, ce serait aux cantons et et à la Confédération de payer le surplus aux familles concernées.

Un tiers des ménages romands concernés

Concrètement, si une famille de deux adultes et deux enfants affiche un revenu imposable de 70'000 francs, elle ne devrait plus payer plus de 7000 francs chaque année en primes. Or, actuellement, cette même famille paie environ le double dans des cantons comme Genève ou Vaud, soit jusqu'à 20% du revenu imposable.

Selon le PS, un tiers des ménages romands dépassent aujourd'hui ce seuil de 10%.

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Des réactions contrastées

Interrogé par Le Matin Dimanche, le ministre vaudois de la Santé Pierre-Yves Maillard indique que son canton devrait introduire un plafond similaire à partir de 2018-2019. A ses yeux, "c'est une mesure importante pour la sécurité financière des familles".

Son homologue genevois Mauro Poggia, élu du Mouvement Citoyen Genevois, critique le fait de financer cette idée via les impôts: "Il ne faut pas déplacer le problème des assurés sur les contribuables, mais s'attaquer aux conséquences du mal, c'est-à-dire l'augmentation des coûts."

Quant au conseiller national Guy Parmelin (UDC/VD), il dénonce une "déresponsabilisation des assurés qui consommeront davantage de soins si les impôts les aident trop".

Santésuisse ne se dit pour sa part par opposée aux subsides ni même à l'idée d'un plafond, mais souhaite plus de libéralisme dans le système.