Modifié le 27 août 2015 à 18:34

Le président du Conseil national Stéphane Rossini critique le lobbyisme

Stéphane Rossini (PS-VS).
Le président du Conseil national Stéphane Rossini critique le lobbyisme Le 12h30 / 2 min. / le 27 août 2015
Les groupes de pression ont intensifié leurs efforts pour influencer la politique suisse, estime le président du Conseil national, Stéphane Rossini, dans un entretien à la NZZ.

La situation au Parlement avec les lobbyistes et les groupes d'intérêt n'est "pas aussi grave que certains le pensent", déclare Stéphane Rossini dans un entretien diffusé jeudi par la Neue Zuercher Zeitung, en faisant allusion à l'affaire Christa Markwalder. La conseillère nationale PLR bernoise est accusée d'avoir transmis des informations de commission à une lobbyiste représentant les intérêts kazakhs.

Groupes plus actifs

Mais "les groupes de pression sont beaucoup plus actifs qu'autrefois", relève le socialiste valaisan. Ils interviennent beaucoup plus tôt dans le processus politique, ajoute-t-il. "Ce qui est nouveau aussi, c'est que l'article de loi est formulé en entier par des groupes d'intérêt et qu'il est amené en commission".

Ce procédé devient problématique, quand, par exemple, un parlementaire lit une proposition et reconnaît qu'il ne comprend rien du tout au texte, poursuit Stéphane Rossini, qui a vécu ce genre de situation. "Il n'y a plus d'indépendance" dans ce cas.

>> L'avis de Jacques-André Maire, conseiller national socialiste neuchâtelois, dans Forum:

Le conseiller national socialiste neuchâtelois Jacques-André Maire.
Lukas Lehmann -
Forum - Publié le 27 août 2015

ats/vkiss

Publié le 27 août 2015 à 07:41 - Modifié le 27 août 2015 à 18:34

Pour des règles plus strictes

Stéphane Rossini estime toutefois normal qu'il y ait une certaine proximité entre des lobbys et un parlement de milice. Il milite néanmoins, à titre privé, pour une réglementation stricte, "afin d'assurer la plus grande indépendance possible du Parlement".