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Le Conseil fédéral ne précipite pas les mesures pour le transport de chlore

Les convois de chlore qui traversent l'Arc lémanique ressemblent à celui-ci.
Les convois de chlore qui traversent l'Arc lémanique ressemblent à celui-ci.
Même s'il considère qu'il y a urgence à agir pour limiter le transport de chlore par le rail, le Conseil fédéral n'entend pas anticiper les résultats des travaux du groupe de travail.

Il rejette les propositions faites par Anne Mahrer (Verts/GE) de réagir sans attendre. La conseillère nationale avait déjà tenté en vain d'obtenir l'interdiction du transport de chlore dans les agglomérations, dans le cadre de la loi sur le transport de marchandises.

La commission compétente du Conseil des Etats a préféré demander au Conseil fédéral de présenter un rapport assorti de mesures pour diminuer les risques.

Privilégier le principe de précaution

A la suite des déraillements à Daillens (VD) et à Landquart (GR), la conseillère nationale genevoise estime, qu'en attendant les résultats du groupe de travail sur la question, le principe de précaution doit s'appliquer. Son canton est très remonté dans cette affaire. Le parlement genevois a adopté en février à l'unanimité une résolution demandant à Berne d'agir.

Un wagon de chlore transite chaque jour par le canton, souvent venu de France et à destination du Valais, où il est traité en usine. Selon Mme Mahrer, la sécurité de la population doit l'emporter sur les intérêts des quelques industries. Le chlore pourrait être produit sur place.

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L'accident d'un wagon de chlore pourrait intoxiquer 20'000 personnes

ats/lgr

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