Modifié le 23 mars 2015 à 19:01

"Il faut supprimer l’initiative populaire rédigée en termes précis"

Astrid Epiney est l'une des seules femmes à occuper le poste de recteur d'université en Suisse.
La grande interview politique du dimanche Forum / 11 min. / le 22 mars 2015
Astrid Epiney, rectrice de l'Université de Fribourg, souhaite régler la problématique de l'application des initiatives opposées aux engagements internationaux de la Suisse. Sa solution: ne voter que sur des textes d'ordre général.

Invitée de la grande interview du dimanche dans l'émission Forum de La Première, Astrid Epiney, rectrice de l'Université de Fribourg, estime que le peuple ne devrait se prononcer que sur des initiatives formulées en termes généraux.

Selon elle, cela éviterait les frictions qui apparaissent lorsqu’un texte constitutionnel rédigé en termes précis est en contradiction avec la Constitution ou les engagements internationaux de la Suisse.

Adhésion populaire difficile

Et "il n’y aurait pas moins de démocratie", puisque le peuple aurait toujours le mot de la fin puisque le peuple pourrait toujours combattre la loi d'application par référendum, précise cette professeure de droit de 49 ans.

Astrid Epiney, qui a pris ses fonctions de rectrice il y a une semaine, reconnaît que sa proposition de biffer le droit d’initiative formulée en termes précis a peu de chances aujourd'hui de rencontrer l'adhésion populaire.

Mais elle en est convaincue: si les frictions continuent de se multiplier ces prochaines années - comme pour le renvoi des criminels étrangers ou l'initiative anti-immigration de l'UDC -, on finira par y arriver.

>> Le portrait d'Astrid Epiney dans Couleur Locales:

FR: Astrid Epiney est la première femme recteur dans l''histoire de l'Université de Fribourg.
Couleurs locales - Publié le 20 mars 2015

Mehmet Gultas/dk

Publié le 22 mars 2015 à 17:20 - Modifié le 23 mars 2015 à 19:01