Modifié le 25 octobre 2014 à 20:47

L'UDC adoube son initiative sur la primauté du droit suisse

Raymond Clottu.
L'UDC lance sa nouvelle initiative sur la primauté du droit national Forum / 11 min. / le 25 octobre 2014
Réunis en assemblée générale samedi à Rothenthurm (SZ), les délégués UDC ont approuvé à l'unanimité le principe d'une initiative visant à faire primer le droit suisse sur le droit international.

L'UDC lance une initiative réclamant la primauté du droit suisse sur le droit international, intitulée "Initiative populaire pour faire appliquer les décisions du peuple - le droit suisse prime sur le droit étranger". Les délégués du parti en ont approuvé le principe à l'unanimité samedi à Rothenthurm (SZ).

En cas de oui, seul le droit international impératif primerait sur le droit suisse. L'esclavage, la torture, le trafic d'êtres humains ou encore l'expulsion de personnes dans des pays où elles sont menacées de torture resteraient anticonstitutionnels.

Mais si un traité ou les décisions d'une organisation se développaient dans le sens contraire à la volonté du peuple, celle-ci serait prioritaire.

"Les Suisses ne sont pas nés pour se soumettre!"

"Nous ne voulons pas que (...) des juristes de l'ONU ou de l'UE aient plus leur mot à dire que le peuple suisse", a souligné Hans-Ueli Vogt, député au Grand-Conseil zurichois et père de l'initiative.

"Les Suisses ne sont pas nés pour se soumettre!", a renchéri le conseiller aux Etats Peter Föhn (UDC/SZ).

Membre de l'exécutif de La Chaux-de-Fonds, Jean-Charles Legrix a de son côtécomparé la situation de la Suisse à celle de David contre Goliath: "La Suisse doit se battre pour défendre sa souveraineté." Et d'ajouter: "mieux vaut être seul que mal accompagné."

ats/ptur

Publié le 25 octobre 2014 à 14:46 - Modifié le 25 octobre 2014 à 20:47

Pas de mots d'ordre donnés samedi

L'assemblée des délégués de l'UDC ne s'est pas prononcée sur les initiatives sur l'or et contre les forfaits fiscaux, soumises au peuple le 30 novembre, conformément à ce qu'avait décidé la direction du parti.

Le comité central a rejeté les deux textes vendredi. Les délégués avaient rejeté en août l'initiative d'Ecopop, également au menu des prochaines votations fédérales.

Appels à défendre la souveraineté de la Suisse

Devant les délégués, Ueli Maurer a estimé que la souveraineté de la Suisse face à l'Union européenne était en danger.

Le conseiller fédéral UDC a dénoncé "un état de dépendance et de subordination qui accroît les tensions, les frustrations et les ressentiments". Une évolution "irresponsable et extrêmement dangereuse", selon lui.

"Le fondement du succès de la Suisse est l'autodétermination. Et non pas le fayotage pratiqué par le Conseil fédéral et le Parlement ainsi que l'ingérence étrangère qu'ils visent", a pour sa part déclaré le président de l'UDC Toni Brunner.

Quant à l'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher, il a dénoncé une nouvelle fois un "putsch" contre la démocratie directe, en faisant allusion à la mise en oeuvre laborieuse des initiatives de l'UDC sur l'immigration et sur le renvoi des criminels étrangers.