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Vers un recul de l'UDC aux fédérales de 2015, selon le baromètre SSR

Si le Parlement fédéral était élu ce dimanche, l'Union démocratique du centre (UDC) arriverait en tête, avec 24,6% des voix.
Si le Parlement fédéral était élu ce dimanche, l'Union démocratique du centre (UDC) arriverait en tête, avec 24,6% des voix.
A un an des élections fédérales, l'UDC reste le premier parti du pays avec 24,6% des intentions de vote, révèle vendredi le premier sondage SSR. Le PS arrive deuxième, alors que le PLR devance le PDC.

Si le Parlement fédéral était élu ce dimanche, l'Union démocratique du centre (UDC) arriverait en tête, avec 24,6% des voix. C’est ce qui ressort du baromètre électoral rendu public vendredi par l’institut gfs.bern pour le compte de la SSR, à une année des élections fédérales.

En seconde position, le Parti socialiste (PS) enregistre 20,1% des intentions de vote, suivi par le Parti libéral-radical (PLR) et le Parti démocrate-chrétien (PDC), qui cumulent respectivement 15,8% et 11,2% des voix.

Les Verts et les Vert’libéraux en comptabilisent tous les deux 7,3%, alors que le Parti bourgeois démocratique (PBD) de la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf arrive en sixième position (4,8%), devant le Parti évangélique (1,8%), l’Union démocratique fédérale (1,4%) et la Lega (1%).

Le PS progresse, l’UDC recule

Malgré sa position de tête, l’UDC perd deux points par rapport au résultat des fédérales de 2011 (26,6%). A l’inverse, le PS en a gagné 1,4 et le PLR 0,7.

De leur côté, les Vert’libéraux ont gagné 1,9 point, ce qui leur a permis de rattraper les Verts (-1,1%). Le PDC a également reculé de 1,1%, tout comme le PBD (-0,6%).

Darbellay, président de parti le plus crédible

Le leader du PDC Christophe Darbellay ressort comme le président de parti le plus crédible avec 56% d’avis positifs et seulement 13% d’opinions négatives. En deuxième position, le chef du PS Christian Levrat cumule 54 points en sa faveur, contre 21% d’avis défavorables. Le président du PLR  Philipp Müller occupe la troisième place du podium (44% d'avis favorables contre 12% d'avis négatifs).

De leur côté, les co-présidentes des Verts, Adèle Thorens et Regula Rytz, affichent à la fois le plus faible taux de crédibilité (29%) et le plus faible taux d’avis négatifs (11%). Notons que 41% disent ne pas connaître les deux femmes.

Toni Brunner crée le clivage

Quant au président de l'UDC Toni Brunner, il ressort comme le chef de parti le plus clivant puisqu’il cumule 38% de votes positifs contre 41% négatifs.

En termes régionaux, les taux de crédibilité sont généralement plus élevés en Suisse romande pour tous les présidents de partis, à l'exception de Toni Brunner, qui se positionne sous la moyenne (-0,4%).

Vers une participation de près de 70%?

Au total, 69% des électeurs prévoient d’aller voter aux élections fédérales de 2015, contre 27% qui ne pensent pas se déplacer aux urnes, selon le sondage.

Ces résultats sont considérés comme peu probables par les auteurs de l’étude qui relèvent que la participation aux dernières élections de 2011 était de 48,5%.

Lire aussi: Les Suisses préoccupés par l'immigration, selon le sondage SSR

Mathieu Henderson et Pauline Turuban

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Profils des électeurs par partis

Selon l’étude, l'UDC bénéficie surtout du soutien des bas revenus masculins entre 18 et 39 ans, habitant en campagne ou dans les petites et moyennes agglomérations.

A l’inverse, le PS attire une majorité de femmes entre 18 et 64 ans, établies dans les petites à grandes agglomérations, dont le revenu se situe entre 3000 à 11'000 francs.

La situation est moins contrastée dans les rangs du PLR, parti qui séduit surtout une classe d’âge avancée, de 40 à 84 ans, ainsi que les personnes habitant en campagne et dans les localités petites à moyennes.

Les proches du PDC sont constitués de personnes âgés entre 40 et 84 ans, établis en campagne et dans les petites et moyennes agglomérations et qui sont catholiques.

Les Verts attirent beaucoup de jeunes électeurs, de 18 à 39 ans, habitant dans les grandes agglomérations, bénéficiant d’un haut niveau de formation et de salaires élevés.

Quant aux Vert’libéraux, ils sont constitués d’une majorité de femmes de 45 à 65 ans aux revenus élevés, habitant pour la plupart la campagne ou les grandes agglomérations, avec un niveau élevé de formation.

La méthodologie en bref

Le sondage a été réalisé du 15 au 25 septembre 2014 auprès de 2020 personnes représentatives des différentes régions linguistiques de Suisse. La marge d'erreur théorique est de 2,2% environ.