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Ueli Maurer demandera une interdiction de l'Etat islamique en Suisse

Ueli Maurer souligne qu'il ne faut pas attendre de l'interdiction de l'Etat islamique un effet "très important", notamment au niveau des interdictions de voyager. [Anthony Anex - Keystone]
Ueli Maurer souligne qu'il ne faut pas attendre de l'interdiction de l'Etat islamique un effet "très important", notamment au niveau des interdictions de voyager. [Anthony Anex - Keystone]
Le ministre de la défense Ueli Maurer va demander une interdiction de l'Etat islamique en Suisse lors des prochaines séances du Conseil fédéral, a-t-il affirmé dans la NZZ am Sonntag.

Le ministre suisse de la défense Ueli Maurer appelle le Conseil fédéral à interdire l'Etat islamique (EI). "Il ne s'est encore rien passé chez nous et nous n'avons jusqu'à aujourd'hui encore aucune preuve, que l'EI est actif comme organisation en Suisse", déclare Ueli Maurer dans une interview dimanche dans la NZZ am Sonntag.

Interdiction demandée aux prochaines séances

Selon le conseiller fédéral, une interdiction serait une mesure préventive, qui n'est toutefois possible à l'heure actuelle dans la constitution "que pour six mois en passant par le droit d'urgence".

Il faut ensuite avoir recours à une ordonnance, approuvée par le Parlement. Le cas est "actuellement à l'étude".

"Je vais demander l'interdiction de l'EI lors des prochaines séances du Conseil fédéral", indique le ministre démocrate du centre, qui refusait toutefois de confirmer ou d'infirmer les allégations de la presse sur l'arrestation de trois Irakiens membres d'une cellule de l'EI qui planifiaient un attentat en Suisse.

ats/kkub

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Les trois raisons d'interdire l'EI

L'interdiction de l'EI se justifie, selon Ueli Maurer, en raison de la résolution de l'ONU contre les combattants terroristes étrangers, en raison de l'expansion de l'organisation de l'EI en Algérie où un otage français a été décapité, et en raison de la solidarité internationale.

Pas d'effet "très important"

Ueli Maurer souligne toutefois qu'il ne faut pas attendre de l'interdiction un effet "très important", évoquant l'interdiction de voyager pour les jihadistes.

"Personne ne va nous dire qu'il part en Syrie pour combattre", explique-t-il. "Nous devons agir préventivement pour limiter le nombre de djihadistes et surveiller ceux qui reviennent" en Suisse.