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Les initiants ont lancé leur campagne pour la caisse maladie publique

Les initiants (de droite à gauche, Marina Carobbio (PS/TI), Stéphane Rossini (SP/VS), Erika Ziltener (présidente de l'association des patients suisse), Yvonne Gilli (Verts/SG) et Ruedi Loeffel (PEV/BE)) ont lancé leur campagne pour la caisse publique. [Peter Schneider - Keystone]
Les initiants (de droite à gauche, Marina Carobbio (PS/TI), Stéphane Rossini (SP/VS), Erika Ziltener (présidente de l'association des patients suisse), Yvonne Gilli (Verts/SG) et Ruedi Loeffel (PEV/BE)) ont lancé leur campagne pour la caisse publique. [Peter Schneider - Keystone]
Les initiants ont lancé mardi leur campagne pour la caisse maladie unique, soumise en votation le 28 septembre. Ils affirment que ce système pourrait faire économiser à long terme 3 milliards par année.

Une caisse maladie unique et publique pourrait permettre d'économiser jusqu'à un milliard de francs, voire jusqu'à 3 milliards à long terme, selon ses partisans. Le camp du oui à l'initiative en votation le 28 septembre a lancé mardi sa campagne.

Les primes augmenteront en 2015 jusqu'à plus de 10% pour certains assurés, a rappelé la conseillère nationale Marina Carrobbio (PS/TI). Avec une caisse unique, il en irait tout autrement selon la gauche et ses alliés des milieux médicaux et de la protection des consommateurs.

350 millions d'économies minimum

Stéphane Rossini (PS/VS) évoque des économies minimales de 350 millions de francs par an, pour les frais strictement liés au fonctionnement des 61 caisses actuelles.

Les réserves trop élevées des caisses (6 milliards au lieu de 2) pèsent aussi dans la balance. Et les changements de caisse coûtent entre 300 et 500 millions chaque année, selon le conseiller national. A long terme, ce serait 2,5 à 3 milliards qui pourraient être économisés chaque année.

ats/sbad

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"Pseudo-concurrence actuelle"

Pour les partisans du oui à la caisse unique, celle-ci permettrait de se concentrer sur la prévention et une meilleure coordination des soins. Avec en ligne de mire les 5% des patients qui occasionnent 50% des coûts.

Le système actuel, avec sa pseudo-concurrence qui nuit d'abord aux personnes âgées et aux malades chroniques, ne le permet pas, a ajouté le député évangélique bernois Ruedi Löffel.

Tenus de garantir une couverture de base et à défaut de pouvoir réaliser des économies, les assureurs ne peuvent se démarquer qu'indirectement. Les initiants les accusent également de trier leurs patients pour recevoir ceux qui coûtent le moins.