Modifié le 13 août 2014 à 08:23

L'UDC doit choisir entre opposition et consensus, juge le chef du groupe PDC

Un deuxième siège UDC au Conseil fédéral est conditionné à l'attitude du parti, estime Filippo Lombardi.
L'UDC doit choisir entre l'opposition ou le consensus, estime le chef du groupe PDC aux Chambres fédérales. [ - Keystone]
L'UDC mérite de retrouver un deuxième siège au gouvernement si elle s'implique dans un gouvernement de consensus, estime le chef de groupe PDC aux Chambres fédérales Filippo Lombardi.

Le chef du groupe PDC aux Chambres fédérales Filippo Lombardi propose d'accorder à l'UDC un deuxième siège au Conseil fédéral. Il met toutefois des conditions.

"L'UDC doit décider si elle veut continuer à mener une politique d'opposition ou assumer la responsabilité d'un gouvernement collégial", explique le Tessinois dans une interview publiée mercredi par la NZZ.

Les accords avec l'UE "primordiaux"

"Dans son rôle d'opposition, l'UDC peut, certes, gagner facilement dans les urnes. Mais la concordance ne peut alors plus être définie arithmétiquement. La concordance suppose une volonté de réaliser quelque chose ensemble pour le pays", poursuit le démocrate-chrétien.

Si l'UDC vise un tournant radical comme la résiliation des accords bilatéraux avec l'Union européenne (UE), la Suisse se retrouverait sur une voie solitaire, avertit encore Filippo Lombardi. "Or, les intérêts nationaux primordiaux, dont les bilatérales, ne peuvent être sacrifiés pour des calculs politiques partisans".

ats/asch

Publié le 13 août 2014 à 07:08 - Modifié le 13 août 2014 à 08:23

Union avec le PBD "pour un centre plus fort"

Il est clairement compréhensible que le PBD ait intensifié sa coopération avec le PDC dans le dessein de défendre le siège de sa conseillère fédérale, Eveline Widmer-Schlumpf, estime Filippo Lombardi. Mais une union avec le PBD ne doit pas se faire pour régler la répartition des sièges de l'exécutif fédéral, mais pour un centre plus fort, a averti le Tessinois.

Le conseiller aux Etats dit en outre espérer que la "polarisation de la politique" puisse être atténuée, car en fin de compte, ce qui est important est de savoir qui possède combien de sièges au Conseil fédéral.