Modifié le 10 juillet 2014 à 18:25

Credit Suisse va transmettre 1000 noms d'employés aux Etats-Unis

Urs Rohner, président du conseil d'administration de Credit Suisse.
CS [Alessandro della Valle - ]
Credit Suisse va transmettre aux autorités américaines les noms de plus de 1000 collaborateurs, actuels ou anciens, qui ont exécuté depuis la Suisse des virements pour des clients américains.

Credit Suisse a confirmé jeudi une information parue sur le site d'informations financières "Inside Paradeplatz". Le numéro deux bancaire helvétique prévoit d'envoyer aux autorités américaines le nom de 1000 employés.

Cette mesure s'inscrit dans le programme visant à résoudre le différend fiscal avec les Etats-Unis. Les employés concernés seront informés dans les prochains jours par courrier électronique et postal, a indiqué la banque. Les collaborateurs de Credit Suisse ont jusqu'au 28 juillet pour s'opposer à la divulgation de leur nom, a précisé la banque.

Autorisation du Conseil fédéral

Credit Suisse est tenu de fournir ces informations, en vertu de l'accord conclu en août 2013 entre le Conseil fédéral et le département américain de la justice.

Pour participer au programme américain, les banques ont reçu une autorisation du Conseil fédéral pour transmettre des données relatives à leurs activités avec les Etats-Unis. A l'exception des noms des clients.

ats/mre

Publié le 10 juillet 2014 à 18:06 - Modifié le 10 juillet 2014 à 18:25

Plusieurs banques suisses en négociation

Pour rappel, d'autres établissements bancaires helvétiques doivent également rendre compte de leurs activités liées à ces fonds américains non déclarés.

Plusieurs banques sont actuellement en négociations avec la justice américaine. Avec pour objectif de régler leurs problèmes en dehors des tribunaux, rappelle Mario Tuor, porte-parole du Secrétariat d'Etat aux questions financières internationales.

Tandis que Credit Suisse a écopé d'une amende record de 2,6 milliards de dollars (2,3 milliards de francs), une douzaine d'autres établissements suisses de la catégorie 1 doivent encore être fixés sur leur sort.

Les banques de la catégorie 2, soupçonnées d'avoir aidé les riches Américains à frauder le fisc, ont juqu'à la fin du mois pour fournir les informations demandées.