Modifié le 01 juillet 2014 à 21:19

L'accord de libre-échange avec la Chine est entré en vigueur

Johann Schneider-Ammann et l'ambassadeur chinois à l'OMC Yu Jianhua fêtent l'entrée en vigueur de l'accord à Bâle.
Johann Schneider-Ammann et l'ambassadeur chinois à l'OMC Yu Jianhua fêtent l'entrée en vigueur de l'accord à Bâle. [Steffen Schmidt - ]
Un accord de libre-échange est entré en vigueur entre la Suisse et la Chine est entré en vigueur mardi. Berne compte sur cet accord pour prendre une longueur d'avance sur ses concurrents européens.

Un accord de libre-échange entre la Chine et la Suisse est entrée en vigueur mardi, le premier entre le géant asiatique et un pays du continent européen. Pékin est le 6e partenaire à l'exportation de la Suisse et le 4e à l'importation.

Depuis 2000, les exportations suisses vers la Chine ont sextuplé, atteignant 8,8 milliards de francs en 2013, selon l'Administration fédérale des douanes. Les importations ont quintuplé, à 11,4 milliards. La balance commerciale est ainsi déficitaire pour la Suisse de 2,7 milliards de francs.

Droits de douane

Grâce à cet accord de libre-échange, les principaux produits agricoles suisses seront exemptés de droits de douane ou bénéficieront de conditions privilégiées à l'importation en Chine. La Suisse offrira des conditions privilégiées à certains produits agricoles chinois.

Les droits de douane sur les principaux produits chinois encore taxés en Suisse, essentiellement les textiles et les chaussures, vont également disparaître.

afp/fxl

Publié le 01 juillet 2014 à 14:24 - Modifié le 01 juillet 2014 à 21:19

L'accord fêté à Bâle et à Pékin

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a donné mardi à Bâle le coup d'envoi aux festivités de l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange avec la Chine. Il a relevé que l'économie suisse avait besoin de l'accès au marché chinois, le marché helvétique seul étant trop petit pour assurer son bien-être et ses places de travail.

Également présent, Yu Jianhua, ambassadeur de la Chine auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a lui souligné l'importance de l'accord, "le premier que la Chine signe sur le continent européen et un important pas pour le pays", dont la Suisse est un "vieil ami".

L'accord est aussi honoré à Pékin. Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, directrice du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), y représente la Suisse.

La Suisse comme implantation européenne de la Chine

La Suisse propose à Pékin d'utiliser la Confédération comme base de départ pour ses opérations en Europe en y implantant les branches européennes de ses entreprises ou en y développant les opérations financières en monnaie chinoise.