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Le Conseil fédéral prêt à défendre les langues nationales face à l'anglais

Alain Berset dit qu'il ne faut ni minimiser ni surestimer la portée de cette votation. [Keystone]
Alain Berset dit qu'il ne faut ni minimiser ni surestimer la portée de cette votation. [Keystone]
Si un canton veut donner la préférence à l'enseignement de l'anglais avant une deuxième langue nationale, le Conseil fédéral est prêt à intervenir, a assuré vendredi Alain Berset.

Le Conseil fédéral ne laissera pas un canton sacrifier l'enseignement d'une deuxième langue nationale à l'école primaire sur l'autel de l'anglais. Alain Berset a répondu vendredi à l'inquiétude de plusieurs sénateurs, romands comme alémaniques, de droite et de gauche.

Le ministre de la Culture a répété que le gouvernement attendait le bilan d'un processus d'harmonisation des objectifs entre les cantons, dont la publication est prévue en août 2015. "Nous ne voulons pas retirer la confiance placée dans la responsabilité des cantons, qui a fonctionné jusqu'ici", a précisé M.Berset.

Obligation constitutionnelle

Plusieurs orateurs ont pressé le ministre de dire ce que ferait le gouvernement si un canton devait "franchir le rubicon" avant la publication de ce bilan, c'est-à-dire donner la préférence à l'enseignement de l'anglais sur celui du français.

S'il n'y a pas d'autre solution, le Conseil fédéral "est disposé à agir" à titre subsidiaire, comme le lui permet et même l'y oblige la constitution.

ats/asch

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