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Le Conseil fédéral débloque 23 millions pour les échanges étudiants

L'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (en photo) s'unit avec les cantons de Fribourg, de Genève, de Neuchâtel, de Vaud et du Valais pour contribuer à la création du futur Parc national d'innovation. [Laurent Gilliéron - Keystone]
Solution transitoire trouvée au Conseil fédéral pour les échanges Erasmus / Le 12h30 / 1 min. / le 16 avril 2014
Les étudiants suisses pourront continuer à se former à l'étranger. Le Conseil fédéral a adopté mercredi une solution transitoire pour pallier le gel des accords Erasmus+ avec l'Union européenne.

Les échanges étudiants seront garantis dès la rentrée universitaire de septembre 2014. Après le gel des négociations avec l'UE sur Erasmus+ depuis le vote du 9 février, le Conseil fédéral a décidé de réaffecter l'argent initialement prévu pour le programme d'échanges européen (voir le communiqué du gouvernement).

Près de 23 millions de francs seront ainsi dédiés au financement de séjours estudiantins depuis et vers la Suisse.

Au bénéfice des étudiants suisses et étrangers

La mobilité sera financée dans les deux sens. Avec ces 23 millions de francs, la Confédération sponsorise les Suisses qui souhaitent se former à l'étranger, mais aussi les étudiants européens qui entendent venir en Suisse.

Cette disposition était l'un des soucis des milieux académiques helvétiques: ce partenariat alternatif avec les universités étrangères ne pouvait fonctionner que si des bourses étaient aussi disponibles pour leurs étudiants.

Thibaut Schaller/moha

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Des restrictions en vue

Cette solution transitoire du Conseil fédéral s'accompagne de restrictions et n'offre pas la même diversité qu'Erasmus+ en termes de possibilités de participation.

Certaines activités, comme le yoga par exemple, ne seront plus subventionnées par exemple. C'est en effet sur les projets qu'il faudra économiser.

Ils seront ensuite soumis pour examen aux autorités fédérales. Le Conseil fédéral se limitera aux projets jugés excellents et qui correspondent aux objectifs de formation fixés par la Confédération et les cantons, précise le gouvernement.