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Acceptée il y a 20 ans, "L'initiative des Alpes" est à la peine

L'initiative des Alpes devait protéger les régions alpines contre le trafic de transit. [Gaetan Bally - Keystone]
Il y a 20 ans, les Suisses acceptaient l'initiative des Alpes / Audio de l'info / 1 min. / le 20 février 2014
Le 20 février 1994, les Suisses acceptaient "L'initiative des Alpes", qui devait protéger les régions alpines contre le trafic de transit. Le but souhaité est loin d'être atteint.

Le 20 février 1994, le peuple suisse acceptait à un peu moins de 52% d'inscrire le principe d'une protection des régions alpines contre le trafic routier de transit dans la Constitution - contre l'avis du Parlement et du Conseil fédéral. Mais la limite annuelle fixée à terme pour les camions semble impossible à atteindre.

Ce oui à "L'initiative des Alpes" avait fait l'effet d'une bombe il y a 20 ans, surtout pour la Suisse romande qui avait rejeté le texte et pour les transporteurs routiers. "Je crois que cette initiative (…) est irréalisable. D'un côté, on a menti au peuple", affirmait alors le président de l'Association suisse des transports routiers (ASTAG) Charles Friderici dans une interview à la Radio suisse romande.

L'ASTAG demande du réalisme

Les chiffres lui ont donné raison: la loi d'application voulait fixer une limite de 650'000 poids-lourds par an dès 2018, mais on en compte aujourd'hui plus de 1,2 million. Ce constat pousse l'ASTAG à demander que l'on revoie l'objectif initial. "On demande à être réalistes, c'est-à-dire un million" de camions, explique le vice-président actuel de l'association, Jean-Daniel Faucherre.

L'ASTAG demande aussi d'accélérer la complémentarité rail-route ainsi qu'une renégociation de l'accord sur les transports routiers avec l'Union européenne.

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Pietro Bugnon/oang

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