Modifié le 19 février 2014

Près de deux tiers des actifs connaissent le stress au travail

Le stress au travail accroît le risque de dépression.
Le stress au travail accroît le risque de dépression. [Lichtmeister - ]
Trois Suisses sur cinq souffrent du stress sur leur lieu de travail, a révélé mardi une enquête sur la santé de l'Office fédéral de la statistique. Et un sur cinq se sent vide émotionnellement.

Plus de 60% de la population active souffre du stress sur son lieu de travail, selon une enquête sur la santé de l'OFS. Ces tensions peuvent avoir des répercussions néfastes sur la vie familiale et les loisirs: les personnes victimes de stress présentent cinq fois plus souvent des symptômes de dépression.

Dix-sept pourcents des personnes actives se disent toujours ou le plus souvent stressées sur le lieu de travail, tandis que 44% le sont parfois, a détaillé mardi l'Office fédéral de la statistique dans un communiqué présentant les résultats de l'enquête suisse sur la santé.

Risque de burn-out

De plus, 18% des personnes actives ont le sentiment d'être vidées émotionnellement, traduisant ainsi un risque d'épuisement professionnel, selon l'enquête, qui se déroule tous les cinq ans.

En effet, les personnes très stressées au travail ou risquant d'avoir un burn-out en raison de leur emploi ont une probabilité cinq ou six fois plus élevées de faire une dépression.

ats/jgal

Publié le 18 février 2014 - Modifié le 19 février 2014

La dépression frappe 6% de la population

En Suisse, 6% de la population souffre de dépression, a précisé l'OFS, qui souligne que le taux de traitement de la maladie reste faible. Au cours des douze derniers mois précédant l'enquête, seule une personne sur quatre a consulté un médecin.

Les demandes de consultations pour des problèmes psychiques ont toutefois augmenté au cours des quinze dernières années (de 4,1% à 5,4%). Pour lutter contre l'humeur dépressive et surmonter les difficultés de la vie, rien de tel que le soutien de ses proches, selon le communiqué.

Trente-neuf pourcents de la population peut compter sur un fort soutien, alors que 19% ne peut espérer qu'un soutien faible, triplant ainsi la probabilité de faire une dépression.

Méthodologie de l'enquête

L'enquête suisse sur la santé est effectuée par l'OFS depuis 1992. Pour cette 5e enquête, qui s'est déroulée en 2012, un total de 21'597 personnes de 15 ans et plus ont été interrogées.

L'enquête a consisté en une interview téléphonique, suivie d'un questionnaire écrit.